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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 10:17

Quelle dérision, quelle pantalonnade !

D’un non-événement on fait un barnum.

M. Paul Mc Carthy a réussi son coup. Quasi inconnu hier, il devient une vedette ultra médiatisée, mieux une victime au cœur généreux. Il accepte de souffrir publiquement au nom de son Art, c’est-à-dire de L’Art en général. Excusez du peu.

Nous sommes ici en plein dans ce qu’il est convenu d’appeler « art contemporain », sans jamais savoir où se situe l’art.

Transgression,

Provocation,

Subversion,

sont les trois mamelles de la chose, ainsi que l’établit Nathalie Heinich dans son dernier ouvrage (cf. ce blogue, date 16 juin 2014).

A ce titre, la gifle dont M. Paul Mc Carthy fut le destinataire au moment de l’installation de sa structure gonflable, relève parfaitement de l’art contemporain. Bravo à l’artiste anonyme, qui malheureusement a préféré prendre la fuite. Quelle humilité !

Et maintenant à quoi assiste-t-on ?

D’une part les milieux intégristes les mieux pensants nous renseignent utilement sur l’existence et l’usage de godemichés demeurés confidentiels jusque-là. Etonnant combien ces gens-là sont documentés et à la pointe de l’actualité ! Grâce à eux la morale ne connait aucune limite.

D’autre part, les politiques, Président de la République en tête, cautionnent « l’œuvre ». Ce faisant, ils défendent à tout crin l’Etat marketing dont ils tiennent leur pouvoir, qu’ils servent à qui mieux mieux. Prétendant qu’au nom de l’art tout est admissible, ils disent leur totale soumission aux puissances financières dont ils sont les redoutables marionnettes. Ils inaugurent leurs Fondations qui ne sont que des machines à faire du fric. Pour eux, l’art n’est plus qu’un produit de luxe, un des nombreux accessoires indispensables à qui veut paraitre.

"La France sera toujours aux côtés des artistes comme je le suis aux côtés de Paul McCarthy, qui a été finalement souillé dans son œuvre, quel que soit le regard que l'on pouvait porter sur elle" ose déclarer le PR, qui en matière de souillure de l’œuvre et de la fonction est un connaisseur.

Terrible régression !

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Published by Blogue-note de Jean Klépal - dans Art contemporain ; marché de l'art ; politique
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