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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 15:17

Noble et riche fraîcheur de l’actualité, ô combien délicieuse.

Le résultat de l’élection du 45e Président des Etats-Unis est parfaitement logique. Il est la conséquence « normale » de ce à quoi nous sommes confrontés depuis au moins quatre décennies. Il s’inscrit dans la dérive de la mondialisation et de la financiarisation globale, accompagnée et entretenue par des « responsables » politiques de tous bords avec  leurs compromissions et leurs reniements permanents.

Bravo messieurs les beaux parleurs, vous criez au loup alors que celui-ci s’affaire depuis longtemps dans la bergerie où vous avez facilité son entrée !

La ruse expansionniste de Poutine, l’autoritarisme turque d’Erdoğan, Merkel sacrifiant la Grèce sur l’autel de l’orthodoxie financière, Hollande et son mano a mano avec la droite, sont-ils vraiment très différents du nouveau président élu des E.U. ?

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Cynisme et mensonges en facteur commun sur la planète entière. La perte de tout repère, hors ceux de la rentabilité maximale voulue par une brigade de manieurs de marionnettes, conduit inéluctablement à ce type de situation, surprenante uniquement pour ceux qui refusent les évidences annonciatrices.

Quel échec, quel désaveu pour le Président sortant !

Le monde est à bout de souffle, les barrières cèdent. La folie absolue de voyous auxquels personne ne parvient à s’opposer, le rejet quasi universel du système en place, font que le pire devient tout à fait possible. Le peu d’espoir restant tend à se réfugier dans le rejet indifférencié et la tentation du n’importe quoi plutôt que la perpétuation de ce que l’on ne connaît que trop. Le scénario est hélas bien connu, sans qu’un enseignement pratique en ait été tiré.

L’impensable impossible devient donc envisageable. Le mouvement de colère largement diffusé, entraîne un rejet violent des politiques et des politiciens traditionnels. Le simplicisme mortifère ouvre les vannes de l’extrémisme.

Madame Clinton, incarnation du monde des affaires et de l’insincérité, représentante avouée de Wall Street, a été un repoussoir évident.

En la choisissant plutôt que son challenger, le parti démocrate a opté pour sa défaite.

La boite de Pandore est maintenant ouverte, jusqu’où irons-nous ?

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Published by Blogue-note de Jean Klépal
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Blogue-note de Jean Klépal 11/11/2016 00:25

Dommage que cette contribution ne porte que sur un point monté en épingle et ignore l'essentiel des questions posées.

dionnemiche@hotmail.com 10/11/2016 21:18

Un point de désaccord:Mme Clinton a travaillé pendant 16 ans à essayer de mettre en place un système de santé de type universel comparable à celui qui existe au Québec, par exemple. Trop facile de la qualifier de pantin de Wall Street. Elle souhaitait également rendre accessible l'enseignement supérieur de qualité aux plus démunis. Elle a perdu et j'en suis bien triste. Et l'on peut craindre des incidents très très graves si M. Trump essaie vraiment d'annuler le peu qui a pu être accompli malgré le barrage systématique des Républicains pendant les mandats de B. Clinton et de B. Obama. Je crains des manifestations violentes... qui feraient penser à une guerre civile.

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