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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 21:03

Deux mois après la présidentielle, la situation est curieuse. Une sorte d’atonie semble s’être installée.

 

Le gouvernement gouverne mais peut-être pas encore vraiment, le président préside, mais un peu en retrait, les opposants d’hier osent à peine croire à l’échec d’équipes honnies, qui quoique sonnées sont loin d’être défaites. Il est vrai que ce revers est tout aussi relatif que la victoire. Les élections législatives se sont souvent jouées à très peu, et la masse des abstentionnistes est considérable. Les couleurs de la victoire sont très nuancées.

 

Le nouveau pouvoir veut donner des gages de son dynamisme, il procède à des annonces,  il soigne son style, sans parvenir à masquer la réalité. Sa détermination à changer vraiment la donne parait bien tempérée. Au-delà de mesures cosmétiques, l’indispensable réforme en profondeur de la fiscalité verra-t-elle le jour ?

La faiblesse des marges de manœuvre ne saurait tout justifier.

 

Au plan européen rien de fondamental n’est vraiment mis en question, et le traité établissant la règle d’une austérité imposée sans aucun contrôle de légitimité va passer comme une évidence incontournable, au prétexte du fard d’aménagements de circonstance. Sa nécessaire renégociation annoncée urbi et orbi n’aura évidemment jamais lieu, pas plus que n’a existé celle des précédents traités du temps de la cohabitation, à la fin des années 90.

 

Le candidat devenu président oublie ses envolées contre la puissance des marchés et l’empire de la finance. A cela rien de surprenant, ce qui se passe correspond à ce qu’on pouvait attendre. D’où sans doute l’impression d’un fatalisme d’autant plus fort qu’il est encore trop tôt pour oser critiquer vigoureusement le nouveau pouvoir. Le bonheur d’avoir chassé le prédécesseur n’est pas encore dissipé.

 

La vigueur n’a jamais été l’apanage des socialistes, la majorité arithmétique dont ils disposent dans les diverses assemblées n’a rien qui puisse les aiguillonner. Qu’en sera-t-il dans quelque temps ? Les frustrations sont sources de névroses et quand celles-ci affectent une collectivité…

 

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Published by Blogue-note de Jean Klépal
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Fouchard 11/07/2012 13:48

Jean, je crois que nous n'avons pas les mêmes sources d'information...je te donne les trois dernièires : Taubira casse le plan national d'incarcération laisé par Michel Mercier, encourage les
solutions alternatives à l'incarcération, contrôlel les réquisitions systématiques des procureurs, s'engage vers une suppression des peines planchers...Sur le plan des transports, blocage de tous
les nouveaux projets TGV pour obliger une rénovation substantielle du reseau secondaire...
pour ne pas parler de la mise en examen de personnels de la banque suisse USB qui favorisait l'évasion fiscale de capîtaux français...Il est vrai que plus on prend du recul, plus les reliefs
s'estompent...

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