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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 19:00

L'espace paysage si présent dans la peinture de Pompéi disparaît au Moyen-âge au profit de la figure humaine, centre du monde. Réapparition à la Renaissance avec les grandes découvertes et l'invention technique de la perspective. Remise en question (Cubisme, espace frontal de Fernand Léger) au XXe siècle avec la perte des certitudes et la multiplicité des regards.

La lumière et la couleur sont l’une et l’autre espace et profondeur. La peinture, qui représente souvent l'expérience que nous avons des choses, nous fait comprendre comment les choses se dévoilent à nous. Ce sont des jeux de rapports d'espaces et de couleurs qui nous donnent à voir à une certaine distance. Cette distance peut être choisie par le peintre, mais aussi par le spectateur lui-même.

Chez Matisse la ligne ne décrit pas le visible, elle le rend visible.

 

 

 

 

Picasso s'empare de la langue, de l'expression, de la culture de l'autre, pour comprendre puis créer du nouveau, pour rebondir sans cesse. Laborieux, sa vie durant il est parti d'esquisses, de dessins, pour asseoir ses découvertes, ses coups d'audace. En feuilletant ses carnets, nous passons de la démarche la plus traditionnelle, parfois naïve et de peu d'intérêt, à une création fulgurante. Variations et approfondissements sur un même thème, en quelques sketches, puis passage brutal à autre chose.

Cela était vrai pour lui à 50, 60 ou 70 ans... Humilité du génie qui sans cesse puise en ses origines.

 

 

 

 

La réalité c'est le flou, l'apparence. Le réalisme s'oppose au vérisme, qui tend à décrire ce que l'on sait et non pas ce qu'on perçoit.

La précision d'un fait ou d'un personnage ne peut être que légendaire.

Le tableau s'offre immédiatement au regard.

Cette immédiateté de la peinture la rend d’abord hermétique. En effet, entièrement présent d'un coup, le tableau peut laisser croire qu'il n'est rien d'autre que ce qu’il est.

Voilà pourquoi on n'en finit jamais avec la peinture.

Il peut arriver que le tableau ne soit que peint.

 

 

 

 

L'homme bien mis avec son chapeau melon marche dans sa tête. Sage très sage, il applique laborieusement les procédés de la peinture à la confection de ses images. Il représente avec une application faussement naïve les dérives de l'esprit. Si sa facture n'est pas exempte de maladresse, son propos est fulgurant. Voilà pourquoi cette imagerie tient aussi bien et frappe aussi fort.

La clarté évidente de la lecture ouvre sur des perspectives impensables : l'oiseau est tout entier un morceau de ciel ; les amoureux s'étreignent sans se voir, leurs visages sont masqués ; le fusil blessé dégouline du sang qu'il a répandu ; le peintre crée une figure féminine qui lui ressemble et ne tient que par son pinceau ; le paysage est dans le tableau qui est lui-même le paysage...

Magritte ferme toutes les portes à mesure qu'il les ouvre. Son travail est tellement abouti qu'aucune succession n'est possible. Il est allé au bout du chemin qu'il a inventé et exploré. Comparable en cela à Picasso.

 

 

 

 

Le Ministère des Finances, à Bercy, se présente comme une architecture digne de Louis le Magnifique. Dans la grande galerie du bâtiment A - sans doute celui des chefs -, de grands panneaux fixés au mur : Titus Carmel, Rebeyrolle, Alechinsky, Matta ... C'est très clean. Des  œuvres chloroformées, des décors sans vie, une galerie de glace. Que signifient ces présences, ici ?

A la Défense, entre la tour Coface et le Sofitel, des sculptures : Bernard Venet, etc.

C'est froid, c'est voulu, c'est bien élevé. C'est posé comme des bibelots, dans un monde minéral. Même le végétal est aseptisé, irréel, non crédible. Dans ce décor si construit ne sont que des objets rendus ridicules, comme du persil dans les naseaux d'une tête de veau.

Par contre, Calder et Miro sur la grande dalle, c'est autre chose. Des provocations toniques qui jurent et qui claquent.

 

 

 

 

La pratique de l’art invite à un effort conscient pour ne pas donner son consentement à l'ordre du monde tel qu’il apparaît, pour ne pas se résigner à la passivité intellectuelle et morale commune.

Pour véritablement apprécier la peinture, connaître le peintre. Chaque toile devient un jalon sur un parcours identifié. Une œuvre isolée a peu de signification. Pour le peintre vivant, la fréquentation de son travail ; pour le peintre du passé, la fréquentation de l'ensemble de ses traces, comme de son milieu.

L'art abstrait libère la peinture du langage. On ne peut plus dire à l'occasion d'un tableau c'est ceci ou c'est cela. L'art abstrait produit une réalité intérieure souvent difficile à verbaliser.

Peinture figurative ou abstraite ? Distinction pas toujours pertinente, bien des formes de la nature, arbres, paysages, lignes, volumes, existent sans pouvoir être précisément nommées.

Pour avancer, pour trouver, le véritable artiste recommence inlassablement, il creuse. A ce prix il peut parfois dépasser et ouvrir un champ nouveau. Le pasticheur ne dépasse jamais.

Il suffit d'avoir du talent pour se dire artiste. Etre un artiste exige de dominer son talent.

 

 

 

 

L'art ne va pas de soi, c’est évident. La vie non plus.

C’est parce que l'art exige un effort conscient et patient pour se déprendre des logiciels culturels grâce auxquels somnole l'unanimisme des non pensants, qu’il permet de ne pas donner un consentement benêt à l'ordre du monde.

Mais l'art peut aussi bien exercer un pouvoir d'intimidation, comme la vie. Dans ce cas, les jugements se forgent essentiellement à partir d'une classification des origines et des espèces. La pensée utilise ce faisant les prothèses figées d’un référentiel communément admis pour s'autoriser une illusion de fonctionnement et s’abuser elle-même.

 

 

 

 

Au réveil, ce matin, le soleil levant illumine la colline de Collioure face à l’hôtel, quelques brefs instants. Des plages de verts différents, de bruns roses. Ce que les Fauves ont vu, je le vois. Il n’y a aucun doute possible. Je suis dans le tableau.

Fin de journée, la lune se lève, rose orangée. Le ciel est d’un bleu profond. Accord merveilleux des teintes. Le château des Rois de Majorque découpe ses pierres noires et gris clair sur le vert perlé de la colline.

 

 

 

 

Saint-Michel de Cuxa, Serrabone, Elne, une visite de la sculpture romane catalane. De l’imaginaire inspiré de l’Orient (les lions valant pour les chevaux, lions ailés de Persépolis) à la description de scènes quotidiennes, le gothique apparaissant à Elne.

L’imaginaire roman avec ses bêtes fantastiques et ses scènes effrayantes sur fond de peurs millénaristes, préfigure nos horreurs et nos fictions hallucinées. On brûlait alors les méchants dans des chaudrons ou sur des bûchers, aujourd’hui les fours crématoires ou les lances flammes sont plus efficaces que les langues de feu des dragons.

 

 

 

 

Les toiles que je connaissais me semblaient laides, je les évitais. Otto Dix m’apparaît désormais comme un artiste majeur, traversé, transpercé par son temps. Réagissant à vif, insoumis, dénonciateur de tout ce qui abîme l’homme. Souvent prémonitoire (cette toile de 1920 avec un collage de journal Juden Raus), il pointe le côté mortifère de l’existence. Toujours les mêmes thèmes, mais (comble du désespoir ?) avec des habillages différents : Job, 1946 ; Crucifixion, 1962 ; Les souffrances du Christ, 1964.

Il est décédé en 1969.

 

 

 

 

Londres, National Gallery. La bataille de San Romano, ombres et lumières en aplats, feuillages et fruits (le Douanier Rousseau...), lances brisées à terre (Mondrian). Quantité de détails préfigurent des techniques ou des regards de notre époque. Une intense poésie sourd avec puissance de l'ensemble, cette œuvre bloque le regard, mobilise totalement l'esprit. Nous sommes à la jonction du gothique et du contemporain. Avec lui, nous sommes aujourd'hui quelque part entre 1430 et 1440.

Paolo Uccello est l'un de ces visionnaires dont parfois accouche l'histoire de la peinture ou de la pensée.

 

 

 

 

A la Galerie Borghèse, portrait de Pauline Bonaparte. Le matelas est étonnant de vérité. La femme dévêtue n'est qu'une statue en marbre.

Du savon ! Canova ne devait pas s'intéresser beaucoup à la belle Pauline.

 

 

 

 

Comme la culture Mc. Donald, l'art officiel actuel est incontournable. Au musée d'art moderne de Rome il est insupportable.

Dans la première partie du musée, le futurisme. Dépassé, obsolète. Compte rendu de l'emploi de techniques aujourd'hui totalement assimilées, voire tombées dans l'oubli comme le machinisme mécanique, qui n’est que reportages au seul niveau de l'événement (contrairement à Fernand Léger, qui témoigne de l'état du monde). Œuvres aujourd'hui ringardes.

Années 60 et suivantes : les nouveaux matériaux (plastique, vidéo, peintures industrielles...), ça ne décolle pas, ça ne troue pas le temps. Simple emploi d'autres médiums pour dire autrement la même chose. Pas de discours sur le monde, pas de sens ajouté, de l'anecdote techniciste.

Arte povera, conceptuel, trans avant-garde, rien qu'un regard sur soi-même. Pas de propos sur l'homme, pas de projection sur l'avenir, pas d'ancrage sérieux.

A nouveau, l'une des nombreuses boites de Marcel Duchamp. A en voir trop, partout, elles deviennent irregardables.

Une rupture pour engendrer quoi ? Ennui.

 

 

 

 

Importance de l’objet livre. Le livre ne saurait se réduire au texte ; il est avant tout un support matériel chargé de sens. Le livre est à la fois un objet marchand, un objet d’art, d’artisanat ou d’industrie et un objet de culture, combustible de la pensée.

L’expression livre d’artiste est-elle judicieuse ? Texte ou pas texte ? Ne conviendrait-il pas mieux de parler d’édition singulière, hors des circuits traditionnels ? De quoi s’agit-il ? Utiliser la tradition (gravure, typographie, illustration, au service de l’actuel) ; procéder à un jeu créatif propice au renouvellement, au moins à une évolution (sinon simple artisanat d’art reproductif) ; privilégier l’amont (choix des matières, des papiers) ; proférer autrement quelques mots, des phrases, un texte, pour permettre un regard différent, un arrêt réflexif et émotionnel ; concevoir des écrins pour abriter l’invraisemblable et le rendre vraisemblable puisque existant ?

Tout cela par amour des textes, de l’expression graphique, des supports et des matières. Tout cela pour se situer dans le Faire.

A propos des livres objets : ne pas créer un objet, mais bâtir un livre. Je n’ai jamais réalisé de livres objets. Ça n’a pas de sens ça ! (Odette Ducare, compagne de Robert Morel).

Le retable de l’agneau mystique des frères Van Eyck exemple de livre objet.

 

 

 

 

La musique envahit l’espace, elle diffuse.

La musique est d’abord à vivre au moment, elle génère des émotions instantanées et bouleverse comme la parole. Fugace, elle impose des traces durables. Le vin se contemple et se hume autant qu’il se déguste. La musique se regarde autant qu’elle s’écoute. Incomparable plaisir des sens. Gastronomie de la musique

Plaisir intense des gestes à saisir. Gestes subtils du chef, mouvements des exécutants,  interprètes, chanteurs et choristes. Gestes et postures soulignent les intentions, illustrent une partition seconde, écrivent un paysage sonore. La mise en scène de la musique s’apparente à la mise en page d’un texte : qualité du papier ou du lieu ; composition et mise en place des interprètes ; choix des caractères et tenues vestimentaires ; mimiques ou illustrations, vignettes ou soli. D’une édition à l’autre, d’un concert à l’autre, des variantes à repérer, à humer, à apprécier, à palper.

Musique, peinture, lecture, dégustation, des affaires corporelles. S’immerger dans la musique et se mettre l’ouïe en joie, j’ouïr. La musique est essentielle.

En conserve, elle perd beaucoup de son charme, elle n’est plus qu’à écouter.

 

 

 

 

L’artiste se doit-il de laisser une trace ? Inscrire une œuvre dans le granit, travailler à l’horizon de quelques générations, ou bien se satisfaire du fugace ? Questions posées non seulement par rapport aux matériaux, pigments et supports utilisés, mais aussi pour ce qui touche aux émotions et aux témoignages. Y a-t-il quelque chose à transmettre, un travail, des interrogations, une démarche ? Palpitation ressentie à la vue d’un travail ancien, quelqu’un s’est exprimé ; nous le considérons aujourd’hui et nous tentons de nous situer grâce à lui. Sentiment d’être au monde, élément d’une chaîne multiple indénombrable.

Pour tenir, les pigments requièrent un liant fixatif, œuf, miel, cire, colle ou vernis protecteur. La chimie fait évoluer des composants dont on ne sait ce qu’ils peuvent devenir, ni comment ils peuvent faire évoluer le travail initial ; jusqu’où prévoir, jusqu’où se préoccuper ? Entretenir, comment, pourquoi ?

L’art aujourd’hui tend à ne considérer que l’événement, le temporaire, l’éphémère. L’ignorance de l’amont disqualifie l’aval, le choix des matériaux relève alors de l’actualité. Nous vivons une époque factuelle, mémoire et repères délités.

 

 

 

 

Au 17è siècle, le siècle d’or hollandais, la Réforme a sorti les bondieuseries de la peinture et des églises. Elle a fait entrer dans la peinture l’ordre et la discipline, le quotidien des paysages, des scènes d’intérieur et des travaux ménagers, ainsi que l’austère célébration des biens matériels et de la réussite sociale.

 

 

 

 

1435, Alberti écrit son traité De pictura. Il s’interroge sur l’origine de la peinture. Selon la tradition issue de Pline l’Ancien la peinture serait inscrite dans un passé ante-historique. Les tout premiers « peintres » auraient circonscrit les ombres portées dues au soleil. « J’ai pris l’habitude de dire à mes proches que l’inventeur de la peinture … fut ce Narcisse qui se vit changé en fleur, car si la peinture est bien la fleur de tous les arts, alors c’est toute la fable de Narcisse qui viendra merveilleusement à propos. Qu’est-ce donc que peindre, sinon embrasser avec art la surface d’une fontaine ? »

La peinture art floral, fleur des arts.

 

 

 

 

L’art est italien, la Toscane en est le berceau, ses paysages en sont les langes.

L’art fleurit en Italie, depuis l’Antiquité. Sans discontinuer. Tous les arts. Chaque ville, chaque village, chaque pierre, arbres, collines, ciels et légèreté de l’air, sont occasions d’art. Lorsqu’elle survient la pluie ravive les couleurs, de tout temps. Elégance et finesse, mariage subtil de la nature et de l’architecture. Intelligence et délicatesse à profusion.

Respect du patrimoine. Regards sur soi. Transmission.

Décérébré l’homme sans mémoire.

Sensible, l’Italie apporte bonheur et aisance. Partout elle se souvient.

 

 

 

 

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Published by Blogue-note de Jean Klépal
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Martine LAFON 06/11/2012 10:52

Cher Jean,
D’abord pardon de ne pas toujours avoir le temps de te lire et de te répondre.
Ton dernier texte me chiffonne à plusieurs endroits.
La réalité n’est-elle vraiment qu’une apparence ? Et peut-on rapprocher le réalisme de la réalité ?
Je ne le ferais pas car je pense qu’on doit bien distinguer l’un de l’autre. La réalité est différente pour chacun devant une même situation mais elle n’est pour autant ni le flou ni l’apparence.
La réalité intérieure, dont tu parles plus loin, difficile à verbaliser dans l’art abstrait prouverait bien qu’il y a davantage une présence informulable certes mais pas qualifiable de floue. Non ?
Tu le répètes avec les formes de la nature qui rend si difficile la frontière entre le figuratif et « l’abstrait » je dirais plutôt le non figuratif et je pense à Rothko.
Peut-être que dans ton texte réalité et réalisme sont cités successivement sans que tu aies voulu la confusion. Bref je chipote mais ça me turlupine.
En lisant le passage sur les bibelots de La Défense, je suis assez d’accord avec toi et je repense par contre à la réaction de Calder quand il a vu la maquette de Mirò sur le bureau du directeur de
l’EPAD : « C’est quoi ça ? Ça se lèche ? » Il est vrai qu’en petit c’est comme un gros bonbon, objet d’artiste.
Oui le talent c’est d’arriver à perdre son talent sinon où est l’intérêt de continuer ?
Alors tu es allé à Collioure ? Nous y allons chaque hiver depuis quelques années pour résoudre le problème des Noël familiaux, et c’est vraiment très bien. Connais-tu la petite église de St Martin
de Fenollar ? Braque et Picasso s’y sont rendus et Picasso s’est très, très, largement servi, tant mieux ! C’est plus près de Céret, en fait ! Le roman catalan est sans doute bien plus proche du
dessin que d’autres écoles romanes.
Qu’as-tu vu d’insupportable au musée d’art moderne de Rome ?
Je te trouve très sévère avec l’art contemporain (officiel j’ai bien entendu mais quand même !)
L’Arte Povera aborde bien un peu des propos sur l’homme. Je pense à Giuseppe Penone. A travers le souffle, l’œil … et même à travers l’arbre, il en dit long me semble-t-il sur l’homme.
Quant au livre d’artiste ou pas, c’est toujours un débat passionnant mais qui avance peu je trouve dans le débat lui-même. Par contre au niveau des réalisations il y a des choses fabuleuses qui se
font, qui dépoussièrent, qui font du bien. Je trouve qu’au niveau du débat on rabâche toujours les mêmes choses depuis des lustres entre les ayatollahs de l’art contemporain et les conservateurs
extrémistes du beau livre, beau papier, belle typo… C’est bien ce que tu dis Jean, merci.
La trace ! Bien sûr, on a envie de laisser une trace, mais je ne pense pas que ce soit obligatoire. En tous cas si on y pense en travaillant c’est raté !
La citation de Pline est très belle. Je ne la connaissais pas. « Peindre, c’est embrasser avec l’art la surface d’une fontaine ». Comme tu disais à une époque, « un copain de Lao Tseu » aurait pu
dire ça en polissant le miroir.
L’Italie est un réservoir exceptionnel et a été un laboratoire infatigable dans le monde de l’art, mais, mais se souvient-elle des pierres de rêves ? Je crois que je dirais oui, n’en déplaise au
Chinois.

Je te bise et merci pour ce bon moment passé avec toi.
Je t’envoie une photo de mon dernier atelier-résidence. Je suis très contente du travail que j’y ai mené.

Martine

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