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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 09:41

Dans le Diplo du mois de mai, un article de Gérard Mordillat à signaler et à méditer urbi et orbi.

En quelques paragraphes, il enfonce un peu plus le clou, on ne tapera jamais assez.

L’essentiel de son propos tient en quelques remarques de bon sens, que je traduis à ma manière.

- Il est clair depuis longtemps qu’il n’y a généralement RIEN A VOIR dans les productions les plus vantées, les plus à la mode.

MAIS il faut considérer ce rien comme la forme la plus aboutie de l’art, et se soumettre sans la moindre hésitation à la règle imposée, profèrent les marchands du Temple et leurs mandataires respectueusement asservis. Toute forme de scepticisme ne peut émaner que de gougnafiers.

- La peinture est aujourd’hui totalement ignorée par les Pouvoirs Publics, méprisée par la critique. Persister à se déclarer peintre, et en profiter pour peindre, relève d’un incompréhensible acharnement mortifère propre à ne séduire que des attardés.

- L’Art Contemporain c’est avant tout l’art de bâtir des fortunes avec du vent. Il existe des maîtres pour cela, ils sont encensés par les plus hautes instances de l’État, depuis plusieurs décennies, en parfait accord avec quelques spéculateurs-mécènes hautement révérés.

L’autorité absolue du succès financier a engendré une nouvelle forme d’expression artistique, le Financial Art, qui balaie tout sur son passage.

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Contempler une toile, la regarder attentivement, engage l’être tout entier. La démarche, la prise de possession par le regard, est d’abord profondément physique. L’émotion précède évidemment le raisonnement, l’intellectuel. Le sensible prime, tout véritable amateur connait cela.

Un seul regard peut entrainer un bouleversement propre à transformer la vision que nous avons du monde. Et cela n’a pas de prix.

Mordillat aborde cela dans son article. Il a profondément raison.

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Nicole Esterolle est un pseudonyme sous lequel se cache, fin bretteur, un redoutable analyste de l’AC. Cette impitoyable Nicole publie depuis 2009 une lettre mensuelle dont la saveur et la pertinence retiennent l’attention - www.nicole-esterolle.com. Elle vient de publier un recueil de ses chroniques les plus marquantes : « La bouffonnerie de l’art contemporain - ses malheureuses victimes, ses bienheureux bénéficiaires »

S’y reporter est non seulement roboratif, mais aussi très riche d’enseignements.

Je ne saurais résister au plaisir d’en citer la conclusion :

« La dictature de cet « art contemporain », qui détruit la création réelle, est l’inévitable corollaire de la dictature de la finance mondiale qui détruit l’économie réelle et qui ruine des pays entiers...Alors oui, résistons à cette bouffonnerie ubuesque destructrice d’humanité ! »

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Bonne lecture à chacun ! Tenons l’œil en éveil !
L’Art contemporain (AC pour les initiés), une fois encore...  Vanitas vanitatum, et omnia vanitas (citation anonyme et apocryphe d'une quelconque agent du Ministère de l'Inculture)
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