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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 11:58

L’activité est grande, souvent méconnue, parfois dispersée, de ces groupes utopistes quoique très réalistes se vouant à la recherche de modèles alternatifs à l’industrialisation effrénée de nos modes de production. Recherche de réponses porteuses d’avenir à opposer aux monstres de l’industrie agro-alimentaire, destructeurs de notre bien commun : la planète.

Agriculture bio, agro-écologie, échanges de semences, biodiversité, Permaculture...

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Il s’agit de développer de nouveaux modes d’approche de la nature pour tenter de la préserver, autant que faire se peut, espérant qu’un seuil irréversible n’est pas franchi. C’est de lutte, de confiance et de solidarité, de résistance aussi, qu’il s’agit.

Une résistance s’organise, elle se propose d’engendrer un pacte constructif avec notre environnement. Un questionnement sur notre modèle de vie s’élabore avec rigueur et sérieux, conduit par des gens autant passionnés que déterminés.

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Des films, des documentaires, existent. Ce blogue a parlé de l’un d’entre eux (« La Voix du vent, graines de transition », réalisé en 2012/2013 par Carlos Pons, cinéaste, avec Jean-Luc Danneyrolles, agriculteur en Provence).

Leur diffusion se fait en général au travers de réseaux militants, leur impact est loin d’être négligeable. Les idées cheminent, en France et à l’étranger, pas seulement en Europe, aussi en Australie, au Japon, en Afrique, dans de multiples régions du globe...

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Aujourd’hui, une équipe dont l’enthousiasme s’applique à la Permaculture me fait signe. C’est bien volontiers que je lui consacre cet écho.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une tentative de réponse efficace aux problèmes que posent la raréfaction des énergies fossiles et la course à la productivité. Encore peu usité en dehors des spécialistes, le concept de Permaculture tend à définir un rapport à la nature situé entre l’agronomie et le paysagisme. Optimiser les propriétés d’un territoire et ses particularités, en prendre soin, pourraient en être les maîtres mots.

« C’est une révolution déguisée en jardinage », dit à peu-près l’un de ses promoteurs.

On croirait entendre un Gilles Clément, célèbre paysagiste hautement respectueux de l’existant et de sa préservation.

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Mes interlocuteurs ont repéré ce blogue comme un relais possible. Je les en remercie.

Ils sont persuadés de l’importance comme de l’intérêt des réseaux qu’Internet permet d’établir et d’entretenir.

Ils concoctent actuellement un film intitulé « L’école de la Permaculture ».

Ils désirent se faire connaître pour recueillir des soutiens financiers à leur entreprise.

Alors, aidons-les car ils font partie du levain dont notre monde a un urgent besoin.

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Pour les rencontrer, en savoir plus, et les soutenir, il suffit d’ouvrir la fenêtre et de respirer en leur compagnie l’air de l’enthousiasme et de la conviction :

http://ecole-permaculture.fr/press-kit

http://ecole-permaculture.fr/personnages

http://ecole-permaculture.fr/partenaires

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 09:50

Un texte reçu de mon ami Jean-Luc Danneyrolles, le créateur du Potager d'un curieux, à Saignon, dans le Luberon.


La guerre de la semence fait rage, on perd des batailles, les moyens mis en œuvre pour l'appropriation d'un patrimoine génétique plurimillénaire sont sans mesure. Les grands groupes concernés sont prêts à tout pour ce hold-up historique et géant, les états sont pénétrés à tous les niveaux par des lobbies puissants. Incapables de résister, ils collaborent ; l'Europe a mis sa bureaucratie au service des puissances agro-industrielles,
elle achève sa société rurale.
Au niveau planétaire on maltraite le traité international donnant droit aux paysans de semer, échanger, commercer leurs graines librement. Les enjeux de la semence s'invitent dans l'opinion publique, cette dernière est sensible car dans l'histoire rurale mondiale il y une histoire de la graine. Au cœur des problématiques de souveraineté alimentaire, d'une
alimentation agro-écologique, des accaparements et de l'artificialisation des terres, il y a la graine, il y a la graine.

Quand les hommes/femmes violent les lois, les hommes/femmes vont en prison, mais quand les lois violent les femmes/hommes ?

La désobéissance civile n'est pas un choix c'est une détermination naturelle, une obligation non prévue dans l’existence. Alors on va continuer à semer et récolter nos graines contre vents et marrées, lobbies et répression, on va continuer parce que l'on n'a pas le choix, on ne lâchera pas le morceau parce que c'est trop gros, on ne quittera pas le jardin avant la fin de la partie, on va encore faire rêver les gens avec nos graines, et elles vont les nourrir. Nos semences portent en elles le germe des « jours heureux ».
(J-L Danneyrolles, printemps 2013 sur la terre)

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Published by Blogue-note de Jean Klépal - dans Graines Semences Agro-écologie Désobéissance civile
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