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Epistoles-improbables - Blogue-notes de Jean Klépal

Annie Le Brun : « Ce qui n’a pas de prix »

21 Juillet 2018 , Rédigé par Blogue-note de Jean Klépal Publié dans #Annie Le Brun ; mondialisation ; déchets ; totalitarisme ; mondialisation ; beauté ; liberté ; laideur ; art contemporain ; TINA ; ZAD ; écologie ; ATP ; Bernard Arnault ; Anish Kapoor ; Damien Hirst ; Maurizio Cattelan ; ur

Le dernier essai d’Annie Le Brun, Ce qui n’a pas de prix, est à saisir toute affaire cessante[1]. Il témoigne d’une nécessaire lucidité, clair, documenté, il est passionnant. On connait l’exigence critique et la pugnacité de l’écrivain. Ce livre est écrit dans le droit fil de ce qui caractérise tant l’acuité critique de sa réflexion que sa perspicacité.

 

Il s’agit de passer au scalpel les conséquences de l’envahissement de la planète par la mondialisation marchande, et l’apparition d’un « capitalisme artiste ».  L’analyse requiert l’examen des différentes pièces du puzzle et de leurs articulations. Passent ainsi au peigne fin des thèmes transversaux tels que : Production de déchets – Beauté – Liberté – État de guerre – Développement de la laideur – Anesthésie générale – Assujettissement à la finance – Violence – Politique et dépolitisation – Leurres et mensonges – Rôle des médias –  Évocation de voies irréelles pour passer outre...

Nous avons là un livre manifeste qui donne à penser. À partir de l’examen d’une collusion entre certaines formes d’art dit contemporain et la bestialité du monde de la finance, il dresse une synthèse de l’état d’une société ayant perdu ses repères, sur le point d’être vaincue par des monstres cupides et cyniques. 

 

Alors que l’horizon s’embrunit de plus en plus et que tout se tient, l’auteure souligne d’entrée de jeu combien « la précipitation des événements rend de plus en plus indiscernables les effets des causes ... trop d’objets, trop d’images ... se neutralisent en une masse d’insignifiance... ». La masse très encombrante des déchets (nucléaires, chimiques, organiques, industriels), la perte des repères, l’inflation des lois, les idées préconçues, imposées, entrainent une habitude du jetable,  et un enlaidissement du monde.

Considérons nous dit-elle combien nous sommes confrontés à une affaire politique d’extrême importance, soigneusement occultée.

Les totalitarismes stalinien (réalisme socialiste) et nazi (art hitlérien) ont précédé l’émergence d’une esthétique de la marchandisation, avilissant désormais l’art jusqu’à permettre en ce début de siècle le développement d’un « capitalisme artiste », dont la cacophonie de la critique et la complaisance de l’ensemble des milieux officiels  assurent la domination absolue.

Face à cela demeure cependant une beauté toujours autre, toujours à réinventer, une forme quasi inespérée de la liberté, à sauvegarder vaille que vaille. Ce qui n’a pas de prix (pas encore ?).

Le décor est planté, la situation est présentée, le texte peut aller de l’avant.

 

« En fait, c’est la guerre, une guerre qui dure depuis longtemps ... qui n’a pas de frontières. Et qui s’aggrave à mesure que l’anonymat du pouvoir accroit sa puissance en même temps que la faiblesse de ceux qui veulent s’y opposer (...) étrange combat ... entre ce qui est montré, ce qui ne l’est pas et ce qui ne doit pas l’être. »

La rêverie, la passion, tout ce dont on ne peut pas extraire de la valeur marchande, sont des cibles permanentes. La laideur des zones aménagées, de l’urbanisme actuel, des discours sur l’ordre respectable, sur la paix, sur les échanges entre les peuples, sur le marché, sur le management, dégrade la sensibilité perceptive. On finit d’autant plus par s’y habituer qu’elle est parée d’un alibi culturel, puissant anesthésique social. C’est ainsi que l’art dit contemporain accompagne la brutalité commerciale et devient un enjeu financier.

Les rideaux de fumée des discours pseudo théoriques tentent de détourner les regards de la collusion culture finance à laquelle se prêtent des artistes et la majorité des « acteurs culturels ». On peut affirmer que « l’art contemporain est devenu ... le modèle de la financiarisation du monde...  (ce qui provoque) un flou grandissant des limites entre privé et institutions publiques (allant jusqu’à) abolir la frontière entre collection et commerce de luxe. »

La violence sidérante du phénomène menace évidemment l’exercice de toute pensée véritable.

Le pouvoir totalitaire de l’argent, violemment destructeur, génère un véritable crime contre l’esprit.

Dans le sillage de la doctrine thatchérienne du There is no alternative (TINA), Internet met en œuvre cette assertion, que quelques lanceurs d’alerte ont heureusement su dénoncer. Il n’en demeure pas moins qu’une « tétanisation critique » opère grâce à des « protocoles de perception manipulée ».

 Par la démesure de ses manifestations et son envahissement des musées de la planète, l’art contemporain nous formate à l’acceptation de la violence envahissante de la logique d’expulsion que nous connaissons désormais. Là où il se présente il s’impose et récupère l’espace environnant à son service exclusif. Il règne en maître et ne souffre aucune contestation.

Le changement d’échelle auquel il correspond permet de masquer une remise en question fondamentale des valeurs non financiarisées sur lesquelles reposait jusqu’alors la fréquentation de l’art. « L’histoire de l’art est désormais en train d’être réduite à un gigantesque magasin d’accessoires, censé fournir le parc d’attractions mondial que le réalisme globaliste gère sous le label de l’art contemporain. »

Si « l’anonymat du pouvoir actuel dispense ... de concentration sur la figure charismatique ... de la scénographie nazie ... le monde a quelque chose de comparable avec la fonction exercée par l’architecture en tant que pièce constitutive d’un régime totalitaire ... (il s’agit) d’imposer partout un espace qui n’a plus rien de public (...) l’anéantissement de l’espace muséal ... est également la métaphore de la privatisation forcenée de l’espace public, dont s’accompagne la marchandisation du monde (envahissement des rues et des routes par les panneaux publicitaires, prolifération de gigantesques centres commerciaux bétonnant l’espace rural). »

Les mouvements de protestation récents (occupation de zones à défendre), ou bien la constitution de collectifs militant en faveur d’une agriculture écologique raisonnée, n’ont alors rien de surprenant. Ce sont des contre-feux spontanés qu’évoque peut-être insuffisamment l’auteure.

Tandis que « Le monde s’enlaidit à une vitesse nouvelle (surproduction de déchets) ... on bascule dans le déni. »

Décomposition, déshumanisation, l’humain, la vie elle-même, deviennent obsolètes, sinon superflus.

La manipulation du sens est quotidienne, certaines œuvres de l’art contemporain ne tiennent que là-dessus (cf. les travaux et déclarations d’Anish Kapoor, Damien Hirst, Maurizio Cattelan, Jeff Koons, et autres experts en « subversion subventionnée »).

Que penser d’une société monde qui « s’applique à inculquer la laideur à ses rejetons à travers les jouets dont elle les gave » ?

Que penser d’une société monde privilégiant la chirurgie esthétique, le bodybuilding, l’empire de la mode et des marques, le sport colonisé par la finance, autrement dit « l’esthétique du marquage » (portée à l’extrême par la vogue du tatouage) ?

Que penser d’une société monde où domine l’art d‘aéroport (mêmes boutiques offrant mêmes produits, mêmes artistes exposés partout) ?

Conscience historique effacée au profit de gadgets, singularités occultées, soumission à l’ordre établi, anéantissement de toute perspective d’un ailleurs autrement possible, légitimation du faux, dépossession de soi, réaménagement factice des villes, assujettissement de la presse aux puissances financières : Demandez le programme ! À l’affiche : Tout se vaut car tout est marchandisable !

« Des siècles durant, arts et traditions populaires ont constitué le plus formidable  barrage contre la laideur. » L’ « instinct de beauté (est sans doute) une donnée fondamentale du comportement humain », et cependant « des générations d’architectes et d’urbanistes ... sont venus confirmer le ravages humains provoqués par la rationalité marchande ... des grands ensembles comme des zones pavillonnaires. »

Ce n’est bien entendu pas le fait du hasard que l’ancien Musée des arts et traditions populaires (ATP) ait cédé la place à la Maison LVMH-Arts-Talents-Patrimoine du grand mécène désintéressé qu’est M. Bernard Arnault. Le démarquage du nom d’origine, est évidemment une manière de tromper sur le sens de l’opération achevée en 2017.

Nous sommes dans le monde de la contrefaçon où « la mainmise sur l’art contemporain appelle la prise en otage de l’histoire de l’art. » Les bénéfices ne sont pas seulement financiers, ils sont aussi politiques, médiatiques et relationnels.

L’importance politique de l’art contemporain et sa collusion avec la puissance financière apparaissent au grand jour : il s’agit « d’empêcher que ne surgisse la seule possibilité d’un ailleurs, c’est-à-dire l’idée d’échapper à la sujétion. »

Nous assistons à une énorme remise en cause de tous nos modes de représentation. La mondialisation sans limite fait feu de tout bois, elle exclue sans aucun état d’âme tout ce qui ne peut pas servir à sa propre expansion. C’est ainsi que s’édifient des murs, des prisons, des frontières barricadées, que se développent des systèmes sécuritaires, et que le principe d’expulsion commande désormais les divers aspects de l’existence.

 

Que nous reste-t-il aujourd’hui ?

Les dangers sont tels qu’ils conduisent sans hésitation à refuser ce qui est.

Au moment où la société industrielle commençait ses ravages, certains ont choisi de déserter sans réserve (le facteur Cheval, Picassiette, Blanqui, Barbès, Fourier...).

Aujourd’hui les conditions sont bien différentes et pourtant se trouve fortement amorcé le retour « vers le trésor des rêves enfouis » s’exprimant par une critique rigoureuse de ce que à quoi la majorité consent. Art brut, d’un côté, conduites alternatives de l’autre. Dans tous les cas, refus farouche et déterminé de la colonisation de nos paysages intérieurs.      

L’énigme de la beauté réside dans cette irréductibilité passionnelle.

La marchandisation du monde mise sur la peur généralisée, soigneusement entretenue par les détenteurs du pouvoir.

Le « pouvoir d’embrasement est peut-être la dernière arme qui nous reste. (...) Assez de ces expositions phares ! ... Assez du double langage festif ! ...Assez de ces capitales européennes de la culture ! »

À nous de prendre les chemins de traverse, à condition d’accepter le risque de n’être pas du côté des vainqueurs.

« Sans doute n’avons-nous plus beaucoup de temps. Mais encore celui de vivre l’au-delà de nos jours, ici et maintenant. Je n’ai écrit ce livre que pour nous le rappeler, malgré tout. »

 

 

[1] Annie Le Brun – Ce qui n’a pas de prix (beauté, laideur et politique) – 169 p., Stock, col. Les essais, juin 2018, 17 €

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B
J'ai croisé des poètes qui ignoraient qu'ils l'étaient, écrit Christine CHAUDET :<br /> Ils n'écrivaient pas.<br /> Ils ajoutaient au monde<br /> La poussière que soulevaient leurs pas.<br /> <br /> Oui, c'est magnifique ! Merci Arnaud Forgeron
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A
Bonjour,<br /> <br /> "À nous de prendre les chemins de traverse, à condition d’accepter le risque de n’être pas du côté des vainqueurs."<br /> <br /> Il me semble rester que cette condition, mais n'est-ce pas de tout temps?<br /> <br /> Et puis honnêtement, un artiste avec un grand A (qui bouge réellement les lignes humaines dans leurs composantes les plus profondes) venant d'une institution, vous avez déjà vu cela?<br /> Un grand poète donnant des ateliers d'écriture à la maison de la poésie à Paris, où au marché de la poésie place St-Machin Trucmuche à Paris, je rigole.<br /> <br /> Il me semble que de nos jours la cerise sur le gâteau, et qui m'exaspère au plus haut point, c'est que tout ce beau petit monde dominant (quel autre mot?) se couvre de belles valeurs, de belles apparences, de belles moralines et pour le domaine de l'Art de poses artistiques ridicules. <br /> <br /> Il y a plus de poésie chez mon voisin qui bêche sa parcelle de champs à la main pour produire de quoi nourrir ses deux vaches, plus de poésie souvent chez les marins partant pour la marée...<br /> <br /> J'ai croisé des poétes qui ignoraient qu'ils l'étaient, écrit Christine CHAUDET qui poursuit avec ce magnifique tercet :<br /> <br /> Ils n'écrivaient pas. <br /> Ils ajoutaient au monde<br /> La poussière que soulevaient leurs pas.<br /> <br /> Là, je me répète, est le point le plus cynique (pas le cynisme de populace de Diogène de Sinope vous l'aurez compris, ces messieurs dames valent bien plus selon leur formule marketing consacrée: "parce qu'on le vaut bien"), j'ose le mot, le plus abject, de leur système de domination, d'aliénation.<br /> <br /> Comment leur dire que leurs apparences valent des broutilles, que nous ne sommes pas dupes, comment leur dire qu'un Homme pour être fraternel ne doit pas être lâche mais courageux, franc avec une parole donnée.<br /> A-t-on le droit de vouloir vivre sous d'autres auspices, donner, transmettre à nos enfants une autre vision? <br /> <br /> J'entends d'ici, les : "encore des propos déclinistes, pessimistes, réactionnaires et tutti quanti...", là aussi quel détournement de la réalité, quelle mauvaise foi, quelle bassesse.<br /> <br /> Voilà mon jet de vapeur terminé.<br /> <br /> J'ai une liste conséquente d'ouvrages à acheter mais le porte monnaie ne suit pas.<br /> Merci en tout cas pour ses références sur votre blog.<br /> <br /> <br /> *<br /> <br /> Le gris de l'aube, un chant de l'aube à Hawad.<br /> <br /> Je marche moi-même<br /> pour me multiplier<br /> de tout ce qui nous<br /> misère.<br /> Le cours minimum de l'écriture<br /> quand ils prennent l'eau<br /> et que nous buvons la poussière.<br /> Cavité<br /> entre les deux sommeils<br /> j'ai le regard des campements<br /> le regret<br /> des portiques nomades.<br /> <br /> Chaque jour<br /> ce que nous tentons<br /> ce que nous cherchons ici<br /> n'est rien d'autre que de prolonger<br /> notre humanité<br /> de prolonger nos pensées<br /> nos rêves<br /> notre esthétique<br /> se faufiler derrière le monstre<br /> de cette époque. (d'aprés Hawad , Furigraphie)<br /> <br /> ...que nos ennemis (et ils sont encore trop nombreux) croient dur comme fer qu'un poète est <br /> « un rêveur », c'est-à-dire un pourfendeur de fumées, bref un esprit faible, ignorant et inutile. (Tardieu, On vient chercher Monsieur Jean)<br /> <br /> Je marche les larmes séches<br /> asséchées par les vents des plaines<br /> chaque pas empreinte la Terre<br /> comme un baiser libéré.<br /> <br /> Il en est fini<br /> des institutions du même<br /> de l'automat<br /> je demande à reconquérir<br /> ce qui pour eux<br /> est un désert<br /> liqueur de mon être <br /> touareg océan.<br /> <br /> Atlantique.<br /> <br /> Mes talons se sont usés à suivre mon regard.*<br /> Je vois dans ce que j'affronte.<br /> Ce que la douleur a fait de moi<br /> j'en ai fait une jument.*<br /> La poésie dont la veine ne se rompt pas.<br /> Le sang qui ne parle plus?<br /> Envoyer vers l'autre un signe.<br /> Nous n'avons pas peur des lions.*<br /> <br /> Pensées en vagues qui ne s’arrêtent pas à l’obstacle mais le ronge, le décape, lui décolle une minuscule part de sa brutalité et ramène la chose arrachée pour l’offrir à celles qui connaissent le large, l’infini horizon qu’elles construisent à chaque houle, à chaque déception, celles qui rongent l'horizon de leurs rêves en ramenant toujours quelque chose d'arraché. ( Jean-Claude GOIRI)<br /> <br /> Il y a des choses qui vous reprennent, vous capturent, comme un astre noir auquel on revient, comme un bout détaché de soi-même.<br /> <br /> Il nous arrive de tomber des nuées nocturnes<br /> de disparaître devant le large.<br /> Le petit jour nous récupère.<br /> <br /> C'est les instants qui définissent entre l'allant et les naufrages.<br /> <br /> <br /> Varech varech d'avoir trop incliné le lointain<br /> rebrousser<br /> avant la mitraille d'azur<br /> l'esquisse<br /> qui se promène.<br /> <br /> Les chemins, ici, demeurent des énigmes. Et si nous les prenons par habitude, c'est parce que notre existence s'est éloignée peu à peu de ses propres mystères.<br /> (…)<br /> Or mes yeux n'en finissaient plus de raviver le ciel... (Jacquy GIL, L'envers du monde) <br /> <br /> <br /> *(Hawad , Furigraphie)<br /> <br /> Extraits de la série Les chants de l'aube.<br /> AF
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S
Histoire d'enfoncer un peu le clou, juste le lien vers cet article tout à fait significatif des dérives totalitaires en cours : https://www.mediapart.fr/journal/france/210718/bure-comme-ailleurs-les-autorites-ciblent-l-autodefense-juridique?page_article=2
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B
Oui, hélas, absolument !
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S
Merci, Jean de nous transmettre ce constat où je retrouve évidemment tout ce que nous tentons de dire, chacun à notre manière, depuis trop longtemps. J'adhère sans réserve à ce diagnostic qui met dans sa vraie lumière l'hypocrite appel à la bienveillance qui sert de paravent commode à la lâche démission de tant de de petits bourgeois rancis dans le douteux confort de leurs certitudes molles, et à la brutalité de gouvernants qui n'ont de "bienveillance", et celle-là prête à tous les excès, qu'envers eux-mêmes et leurs laquais. N'en déplaise aux tenants d'une neutralité fallacieuse, nous sommes tous embarqués dans cette guerre citoyenne, non seulement par ce que nous disons, mais plus encore par ce que nous faisons. Ce n'est pas du tout par hasard que Littell a nommé "Les Bienveillantes" son livre sur l'horreur nazie et le fait qu'elle fut le fruit de la complicité plus ou moins consciente de tout un peuple – de toute l'humanité, en vérité, voir l'expérience de Milgram, "Soumission à l'autorité". L'Histoire se répète, Macron et Benalla ne sont pas encore tout à fait au niveau, mais le nazisme à ses débuts ne faisait pas mieux. Il a su grandir. Si nous les laissons faire, eux aussi continueront à grandir…<br /> (Voir mes Remarques en passant 30 sur mon petit Globe)
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