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Epistoles-improbables - Blogue-notes de Jean Klépal

Eté 2018

16 Octobre 2018 , Rédigé par Blogue-note de Jean Klépal Publié dans #Fin de vie, inactivité, douleur, halucinations, réabilittion, maison de repos

1 - Impromptu estival - Hôpital européen (août)

 

Courant juin, une alerte non prise au sérieux.

Mi-juillet hémorragie impressionnante. Médecin, premier traitement sans grand effet, amorce d’inquiétude. Début d’un long épisode d’intenses douleurs. Il s’agit sans doute de quelque chose d’importance, inflammation généralisée, polype, ulcère, cancer ? Si c’est le cas, arrêter les frais le plus tôt possible.

Urgence, hospitalisation le 6 août 2018.

Objectif cautériser une zone rectale très vascularisée. Situation bien connue, mais difficile à maîtriser, disent les spécialistes. Risque permanent d’un point faible, prêt à céder à la moindre pression. Ce qui se produira à diverses reprises. Importante perte de sang justifiant deux transfusions.  Plusieurs anesthésies, interventions diverses :

fibroscopie, rectoscopie, coloscopie, cautérisation. Malaise cardiaque, rattrapage sur le fil.

Sonde vésicale, que je garderai une vingtaine de jours, dont le retrait sera difficile, délicat et douloureux. Il ne sera effectif qu’a la troisième tentative.

Occlusion intestinale due à la morphine. Sonde gastrique pour vider l’estomac, que je me représente comme une boîte à récurer. Système digestif sidéré par les morphiniques.

Des tuyaux partout, Gulliver attaché par les lilliputiens.

Réduit à l’état d’infirme totalement dépendant. Inacceptable.

Réanimation, soins intensifs, puis gastro-entérologie, trois services de l’hôpital fréquentés un mois durant. Ensuite clinique de réadaptation.

 

Expérience de la douleur

 

Jamais connu quelque chose analogue. Les mots cachent ce qu’ils sont réputés désigner. Indicible, comme tout paroxysme sans doute.

Alors des images et des sons.

La vision monstrueuse de l’Enfer selon Jérôme Bosch. Tortures au raffinement inventif, presque joyeux, abondance et diversité excluant le moindre répit. La multiplicité envahit tout l’espace disponible. Un cri permanent s’impose, vain, totalement inutile, néanmoins irrépressible.

Couleurs éclatantes convenant à l’excellence. Expérience limite de l’extrême.

La fresque du Triomphe de la mort, à Palerme. La maraudeuse monte un cheval construit par Tinguely, brinquebalant, cliquetant, disloqué, improbable. Acide des sonorités métalliques. Percussions, perfusions, tintamarre, éclats, étincelles, une odeur d’œufs pourris et de crème rance. L’hôpital pue. Je suis englouti mais cruellement conscient.

L’entrée du Christ à Bruxelles, James Ensor, pourquoi pas. Dérisoire mascarade de travelots broyant tout ce qui n’est pas d’elle.

Hurler, jurer, gémir, anéanti, abandonné, vaincu, désireux d’en finir.

Insupportable.

Un terrible appendice à l’Odyssée.

 

Visions

 

Évocation : Carlos Castenada et le sorcier yaqui.

Passage sous un buisson de fleurs d’oranger après être tombé dans une flaque de graisse, que MJ et MF cherchaient à dissiper. Ensuite, sortie pour acheter un journal.

Des œuvres de Degas, Monet, Fantin-Latour, apparaissent au mur sur lequel grimpent de petits animaux et se profilent des personnages disparaissant sitôt que je les ai repérés.

Deux petites filles au-dessus de mon épaule, elles se sauvent sans que je puisse les reconnaître.

Un très beau plateau de cerises sur fond vert, avec des assiettes vertes et rouges.

Le lit est une gondole passe murailles. Sensations voluptueuses de tapis volant nautique. Harmonie.

Para conscience en salle de réanimation, comme il y a vingt-trois ans, à la Timone. Sentiment très net du passage ultime. Je me sens partir en toute tranquillité, calme et serein. C’est beau. Impression de ne pas m’être menti en affirmant ne pas craindre l’échéance. Paysage lumineux, apaisé, dominantes jaunes vifs et verts tendres. Le rivage des Syrtes ou bien le Talisman (Paul Sérusier).

Un médecin me confirmera que j’avais effectivement la main sur la poignée de la porte.

Belle expérience apaisante. Prêt au départ, pas à la souffrance prolongée. Instructions à ce sujet rédigées peu après.

« Mon royaume pour un cheval », parfaitement ridicule.

Pas trop d’une vie pour s’apprêter à la quitter tranquille. Merci à Michel de Montaigne, mon  maître

 

Miscellanées

 

Impressionnante qualité professionnelle de l’ensemble du personnel. Une véritable découverte.

Ils sont tous justes, précis, compétents. Des gestes de parfaits artisans, au mieux de leurs pratiques. Ce qu’il faut, au moment opportun. Ils dédramatisent les situations embarrassantes, soins intimes notamment.

Relations aisées avec chacun, quel que soit le statut. C’est simple. Et cependant ni leur situation, ni leurs conditions d’emploi, ne vont de soi.

 

Relations de confiance avec les médecins confirmés, ouverts et disponibles à l’échange, prêts à la concertation. Surprise.

 

Deux jean-foutre munis de stéthoscopes passent négligemment, comme deux élèves officiers en quête de bonne fortune sur la rambla.

« Un urologue ? Oui, bien sûr, il en viendra un tout à l’heure ».

Foutaise.  Nous sommes fin août et  le retour des hirondelles est toujours attendu.

Messieurs les beaux esprits il vous reste beaucoup à apprendre.

L’essentiel, c’est à dire la considération de l’autre. Ceux auxquels vous commanderez sans doute bientôt pourraient énormément vous apporter.

Pour cela, il vous faudra longtemps décanter.

 

Ce qui m’apparaissait il y a quelque temps comme impossible devient peu à peu difficulté à vaincre.

 

 

 

2 - Madeleine Rémuzat (Septembre - octobre)

 

 

Salle à manger de la maison de repos, un ashram ou une cour des miracles ? Des tronches pas possibles, quelques indices de méchanceté latente ou bien de dépendance absolue, parfois l’esquisse d’un sourire, une parole d’absence. Silence  monacal. Manque un officiant lisant des notices médicales.

À l’évidence, l’avenir ne peut qu’être grabataire. Débris, épaves, une déchèterie.

Attendre, attendre quoi, jusqu’à quand, pourquoi ? Éprouver la durée du temps immobile.

To give up in a proper time !

 

 

La dame blanche entre de temps à autre dans ma chambre, elle cherche quelque chose dans le placard. Douce, placide, elle est ailleurs, hors de portée. Tout contact impossible. Je la traite avec calme et fermeté.

Surtout éviter la brutalité.

 

Cette fois un semblant de parole circule, l’un se raconte, une autre se souvient du temps où elle vendait bonbons et cacahuètes dans les travées du stade vélodrome, où bien quand elle était ouvreuse au théâtre du Gymnase. Dans ma vie, dit-elle fièrement, je n’ai connu qu’une journée de chômage. Ils parlent ensemble des Dames de France, où ils ont travaillé. Ces évocations possèdent quelque intérêt, mais surviennent les jeunes et le scandale des chômeurs qui ont tout intérêt à ne rien faire... Il est temps de prendre distance.

 

 

Au dehors ça s’agite. Affaires, combines, protections, privilèges, les allées du Pouvoir sont encombrées. Communiqués,  déclarations, petites phrases s’infiltrent à tous niveaux.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement...

Beaucoup n’auraient plus rien à dire si le langage était simplifié.

À commencer par les hommes politiques, mais aussi nombre d’ « écrivains », simples pisseurs de copie, diarrhéiques du verbe.

Le temps est au remplissage, à la crainte du silence, à la haine des espaces disponibles au rêve, au silence ou à la réflexion. Le temps est à la jactance.

Ivres du pouvoir, les saltimbanques tiennent le haut du pavé.

Très concerné et cependant de plus en plus distant, avec la désagréable impression de céder du terrain à l’adversaire, qui dispose de tout son temps.

Tout cela campe au dehors. Où je suis encore partiellement, sans trop savoir. Déjà parti, pas complètement détaché pour autant. La terre d’origine colle aux semelles.

 

 

Commence un long après-midi prélude à une interminable soirée. Que faire quand on n’a rien à faire ?

Attendre quelque chose. Indétermination, passivité, voilà qui épuise.

Seul compte le temps immédiat, un instantané infini, lourd à porter, ce que la photographie connaît bien. La photo saisit l’insaisissable, le fugace, ce que nous ne voyons jamais. Elle fige un temps que nous ignorons,  comme le fait la mort dans une boîte à papillons, autre type d’album.

Attendre, comme respirer, réponse mécanique au vivre. L’être se justifie par son existence qui précède l’essence. Toutefois, si la larve existe bel et bien, la métamorphose n’est pas certaine.

De quoi une attente répétée peut-elle être porteuse ?

 

 

Clinique de réhabilitation, maison de repos, maison de retraite, à vrai dire déchèteries où se trouvent réunis en un dérisoire carnaval les masques d’Ensor, débris monstrueux et gnomes de toutes sortes.

 

La fin de vie est comparable à ses débuts, fragilité, même dépendance, mêmes protections contre les souillures corporelles, mais cette fois sans avenir.

Analogie avec Samuel Beckett,  Fin de partie.

Lente et sournoise, l’involution progresse : une, puis deux canes, une prothèse auditive, la vue déclinante, un fauteuil roulant en appoint, accompagnement nécessaire au marché, maintenant assistance quasi permanente.

Retomber en enfance, confondante réalité. Que valent les acquis, à ce moment ultime de l’existence ? À quel niveau de dégradation arrêter ? Espoir d’une crise cardiaque salvatrice.

 

 

Début septembre, retour de la possibilité et de l’envie de lire. Parmi les nombreux tête à tête :

Jérôme Ferrari, A son image, un enchantement. Écriture, construction, thèmes, un écrivain véritable qui s’adresse à des lecteurs pris au sérieux. Confirmation d’un talent exigeant et rigoureux. Un livre important.

Roberto Arlt, L’écrivain raté, très réjouissante satire de la complaisante futilité des milieux littéraires, moqués de main de maître.

Correspondance René Char Nicolas de Staël, les héritiers font feu de tout bois.

Un parallèle La Fontaine Brassens. À trois siècles de distance, deux opposants au conformisme de l’ordre établi. Ils ont choisi des modes mineurs (fable, chanson) pour exprimer des vérités profondes. Un rapprochement surprenant, fort intéressant, une piste à pratiquer.

Maylis de Kerandal, Un monde à portée de main. Rien, prétentieuse nullité, ni style, ni vocabulaire, empilage de banalités, de formules creuses masquées sous une documentation laborieuse, des personnages factices. Un pieu trempé dans l’encrier. À quoi tient la notoriété de cette écri-vaine ?

Alain Mabanckou, Les cigognes sont immortelles, la voluptueuse faconde du français africain, assortie à une logique rigoureuse fondée sur d’autres postulats. Riche, foisonnant, ne se prenant jamais au sérieux, alors que ...

Carlos Fuentes, diverses nouvelles peu attrayantes. Déconcertante déception inattendue de la part d’un auteur au renom si établi.

Alphonse Allais, A l’œil, recueil de contes. Surprise totale d’un manque d’intérêt quasi immédiat. Des historiettes visant à l’effet comme autant de pétards mouillés. Platitudes, plaisanteries éculées, uniquement destinées à préparer une chute finale sans relief. Très pauvre et poussiéreux.

Violette Ailhaud, L’homme semence, court récit poignant des conséquences sur un village provençal de la répression bonapartiste après la révolte contre le coup d’État de décembre 1851.

Recueil de nouvelles d’Écrivains mexicains, édition bilingue. Plaisir de la rencontre d’équivalences  d’une langue à l’autre. Histoires de Gabriel Medrano, Julio Cortazar. Un recueil de nouvelles surréelles, bilingue à nouveau. La première, Rescapé de la nuit, m’a particulièrement saisi car elle traite de la vision de sa propre mort, et me renvoie à des situations personnelles  vécues.

Enrique Vila-Matas, Bartleby et compagnie. Une ébouriffante recension d’écrivains qui, livrés aux affres de l’écriture, décident de cesser d’écrire, voire renoncent d’emblée. Une problématique de la littérature du refus et du renoncement court au long de pages très nourries. On y rencontre Rimbaud, bien sûr, mais aussi Socrate, Kafka, Robert Walser, Stendhal, Borges, Joseph Joubert, Holderlin, Thomas de Quincey, et beaucoup d’autres.

 

 

Curieuse alchimie : la clinique prend en charge avec attention, et dans le même temps elle favorise de manière imperceptible l’apprentissage d’une ré-autonomisation relative puisque inexorablement vouée à l’effondrement. Les choses se mettent en place sans besoin de les expliciter. Une pédagogie implicite de la réappropriation est à l’œuvre.

Il s’agit en fait de l’entretien d’une illusion masquant l’inexorable réalité.

Remarquable qualité du personnel, disponible, attentif, souriant, répondant à la demande, joliment respectueux des personnes.

Dans quel but tout cela ? Un simple allant de soi assez indiscernable ?

Où situer l’insupportable ?  Respecter la vie dans toutes ses manifestations, bien entendu, mais le respect ne consiste-y-il pas également à éviter tout avilissement ? Se pose la question du suicide, que certains philosophes de l’Antiquité recommandaient et pratiquaient pour échapper à  la décrépitude. Étant donné l’inéluctable, autant imaginer conserver la main sur le moment.

Si la mort, en soi, n’est pas plus un problème que ce qui se rapporte à l’amont, le passage de personne âgée à vieillard, caractéristique de la fin de vie, en est un, majeur. Sévérité de cette prise de conscience.

Si j’en crois les images euphorisantes dont j’ai souvenir lors de séjours en salle de réanimation à deux décennies d’intervalle, partir n’est rien, peut même paraître désirable.

 

 

L’inactivité, le vide, le rien, où se précipitent le banal, la reproduction du même à l’infini, tire peu à peu vers l’anéantissement.

Elle épuise. Ne pas se laisser submerger épuise également. Combat d’autant plus difficile qu’inégal.

Quelques palliatifs :

La lecture, acte créatif par excellence en ce qu’elle mobilise l’esprit, suscite la réflexion et ouvre des perspectives.

L’écriture, dont l’exigence de rigueur procède d’un besoin de clarification de la pensée nécessaire à une reprise en main de la situation. L’écriture, mode d’accès privilégié à soi-même, construit comme la lecture. Il s’agit sans doute d’une quête bien confuse de l’essentiel alors que l’on ignore ce que pourrait être l’essentiel.

Écrire, une manière de hurler sans bruit (Marguerite Duras) ?

Et puis aussi différents exercices mentaux fondés sur des associations d’idées. Listes de mots, jeux à  partir des sonorités, analogies, remémorations, etc...

Le dessin (tentatives).

Il s’agit en fait d’une forme personnelle et portative d’hygiène mentale.

 

 

Il est prévu que je rentre chez-moi demain.

Outre une crainte diffuse, il me semble que l’indifférence l’emporte.

M’apparait plutôt le sentiment d’entamer une étape ultime dont le terme est inconnu. La question majeure est celle de son déroulement.

Puisse-t-il être le plus lumineux possible et s’achever dans une gerbe de couleurs franches et de fraîches sonorités. Ne pas attendre que le bouquet soit totalement fané et commence à pourrir. Alors que n’existe aucune alternative, toujours ce désir de garder la main sur  un jeu dont la maîtrise échappe en permanence.

16/10/18

 

 

 

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F
Epistoles improbables…<br /> De François Le Picard 22 octobre 2018<br /> Première lecture le 30/09/18<br /> Ouh là là c'est lucide, sincère, D'un côté factuel, d'un autre évaluatif, d'un troisième empreint de reconnaissances à l'égard des soignants de tous les soignants. <br /> Puis des envolées littéraires promises, que je vais devoir relire pour y entrer et comprendre.<br /> En tous cas une preuve d'une exceptionnelle lucidité qui te ressemble tant et prépare un retour au Cours Ju et un nouvel horizon.<br /> <br /> Puis reprenant la lecture de l’ensemble version du 16/10/18<br /> <br /> C’est si important de noter ce que tu as vécu Jean, tu décris par le détail les interventions d’urgences dont tu as « bénéficié ». Oui les progrès de la médecine depuis les Laënnec sont considérables, depuis le stéthoscope dont beaucoup de généralistes continuent de se servir, il y a eu tant de progrès, la science médicale, mais aussi les matériels d’investigations (radio, scanner, imageries, puis les matériels d’interventions, puis la chirurgie à distance…).<br /> <br /> <br /> Laennec à l'hôpital Necker ausculte un phtisique devant ses élèves (1816). » Péristyle en Sorbonne.<br /> (Toile marouflée de Théobald Chartran ).<br /> <br /> La question l’hôpital est-il à la hauteur de ses patients ? Le doute est installé : Epuisement professionnel des soignants, personne n’a envie d’être ghettoïsé. <br /> <br /> Un sentiment de vie contrariée, une vision pessimiste je crois, compréhensible car la durée : 2 mois et demi en milieu hospitalier c’est long, très long. Du coup l’observation de ce qui t’entoure dans cet établissement Madeleine Rémuzat raisonne en toi durement : la salle à manger rencontre avec plus malades, plus handicapés que toi, dures révélations de détresses. Mais ne permettent-elles pas de relativiser son propre état, je crois que si, je l’ai vécu comme tel il y a quelques années.<br /> <br /> Nous sommes vieux de plus en plus tard, mais envie d’être vieux en bonne santé ça veut dire quoi ?<br /> <br /> Nous avons tous besoin à un moment ou un autre d’aides à la déficience, des lunettes pour mieux voir (vers la cinquantaine dit-on) des prothèses dentaires, des aides auditives, des talonnettes pour marcher etc. <br /> Et les aléas de la santé font appel à des interventions plus chirurgicales : pontages coronariens, stimulateur cardiaque,( j’ai refusé pendant environ 10 ans ce dernier, puis accepté, le résultat est édifiant sur mon quotidien, tranquillité mentale au point d’oublier sa présence !<br /> Puis des aides à la mobilité, cannes, déambulateurs, fauteuil roulant.<br /> Se pose la question de l’acceptabilité <br /> <br /> Ben oui tout cela, mais que fait l’esprit, que dit-il ?<br /> <br /> <br /> <br /> « La maison, c’est le prolongement de soi-même. C’est la bibliothèque de la personne âgée, le témoin des souvenirs, bons ou mauvais avec des photos, les objets placés là et pas ailleurs. C’est le point d’ancrage quand l’univers extérieur paraît plus hostile…c’est un repère spatial, temporel et social à la fois » a écrit Gaston Bachelard<br /> Je crois aux pouvoirs de l’esprit sur le corps, l’acceptabilité de son corps, avec des aides techniques certes, l’entourage humain de la personne est essentiel, dans ton cas l’exercice mental, la mémoire si intacte, l’envie de lire, d’écrire voila une nouvelle étape s’ouvre pour toi. <br /> <br /> Dans un contexte d’aidants, famille, amis, copains, cette perspicacité, cette folle énergie qui t’habite, cette vitalité maîtresse, vont faire que tu n’abandonnes pas.<br /> <br /> Les épistoles improbables participent en premier plan à nos liaisons elles ont redémarré et c’est IMPORTANT pour nous, pour toi ! Que vive ton blogue, lieu de rencontres apprécié !
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K
te souviens-tu de ta poussée de rubéole adulte et ou tu t'étais caché chez ta maman ?
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B
Merci Arnaud Forgeron de ces mots aimables. <br /> Tenter de garder la main, autant que possible, est indispensable.
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A
Bonjour Mr Klépal, heureux de vous lire, de retrouver votre style limpide et précis, avec des teintes nouvelles, il me semble. Alors oui, bienvenue jusqu'ici, en espérant, avec votre main de maître, de pouvoir décider d'aller là-bas quand bon vous semblera. Cordialement.
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D
Merci
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S
Bienvenue chez toi, émule de Montaigne ! Indifférent ? Tu nous la bailles belle ! Pas plus que ton mentor, et comme lui, ne t'en déplaise, fou de la vie… "Ces raisins sont un peu verts, mais donnez-moi encore une grappe, juste pour la route." Nous en reparlerons, bel indifférent…
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