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Epistoles-improbables - Blogue-notes de Jean Klépal

Gauche qu’es aquò ?

24 Août 2019 , Rédigé par Blogue-note de Jean Klépal Publié dans #Gauche, PS, Ecologie, Biodiversité, Gilets jaunes, désobéissance civile, droit de vote

Pourraient être à priori considérés de gauche tous partis, mouvements, ou groupuscules, qui s’en réclament, à l’exception du PS, qui a plus particulièrement failli  tout au long de son histoire.

Si elle est parvenue à des résultats dans le passé, la Gauche traditionnelle agonise.

Elle n’est pas parvenue à élaborer un projet postcolonial égalitaire. Elle se déchire en chapelles rivales, plus ou moins dogmatiques.

Que faudrait-il pour féconder ses cendres ?

Ses valeurs, égalité (ce qui ne veut pas dire uniformité), partage des richesses et solidarité, opposition au racisme, ouverture à l’autre et acceptation réelle de la différence, c’est à dire neutralité bienveillante (empathie), ont perdu de leur éclat et de leur puissance mobilisatrice. Il va de soi qu’il ne suffit pas de les revendiquer à tout bout de champ, c’est leur incarnation dans la pratique qui importe. Affaire très délicate de comportement individuel, manière d’être effectivement.

S’il est clair que l’intransigeance sur ces valeurs incontournables ne souffre aucune complaisance, telle qu’accords de circonstance avec des voisins à tropisme différent, il est tout aussi évident que beaucoup de rigueur est nécessaire. Savoir où positionner le curseur ne va pas de soi. La voie est terriblement étroite.

Ainsi que les faits nous l’ont appris au long des deux siècles précédents, invoquer la gauche ne signifie pas nécessairement être ouvert à l’humain, le privilégier face au profit individuel immédiat. De même, le totalitarisme n’est pas le privilège de la droite extrême, le sectarisme et le mépris si vivaces à gauche s’y apparentent évidemment.

Comment redonner du sens à une société complètement désorientée ?

Sans doute faudrait-il cesser de se référer à des directives venues d’en haut, mais repartir de la base, rue, quartier, village.  Priorité à la proximité, au bouche à oreille, et au porte à porte. Il faudrait écouter toutes les minorités et intégrer leurs réactions aux événements.

Admettons dans le même temps qu’on ne peut pas tous s’impliquer au même moment vis-à-vis des mêmes choses, que chacun s’implique est néanmoins un objectif.

La vigilance par rapport au poison du sectarisme devrait être permanente. Celui-ci constitue un péril majeur.

Il conviendrait également d’interpeller sans répit tous les partis institués sur leurs prises de position et leurs pratiques, demander des comptes à leurs dirigeants, souvent barons locaux accrochés à leur pouvoir, comme des bigorneaux au rocher. L’enseignement des dernières décennies montre que leur légitimité est aussi contestable que le crédit à leur apporter.

Il importerait de construire des alliances sur le terrain avec des groupes malmenés, donc méprisés, tels que cheminots, soignants, étudiants, enseignants, immigrés, insuffisamment considérés par la gauche traditionnelle.

Autre préoccupation : mettre en pratique des stratégies de contournement des tenants de quelque pouvoir que ce soit, quelle qu’en soit la couleur, à quelque niveau qu’ils se situent. Un premier contournement consisterait à les ignorer le plus possible, à construire des alternatives hors de leur regard immédiat pour effectuer un travail alternatif de longue haleine.

S’attaquer de front au pouvoir en place, clamer des slogans irréalistes, ne sert jamais qu’à renforcer l’existant dans son être. C’est trop souvent peine perdue.

Ne pas oublier que dès lors qu’il détient une parcelle de pouvoir, un subalterne peut se révéler un farouche adversaire, abrité par son uniforme, son statut, ou bien le guichet derrière lequel il se retranche.

L’exemple des squats en faveur des migrants délaissés, voire ignorés, par les services officiels est à examiner de très près. Il y a certainement beaucoup à apprendre des relations entre eux, les bénévoles, la cité, et les représentants des institutions officielles.

Ecologie, climat, biodiversité, sont des urgences absolues, à injecter en tous domaines. Prétendre répondre à cela par l’existence d’un Ministère de l’Ecologie, ou de l’Environnement, sans pouvoirs exécutifs réels contraignants n’est qu’un cache-sexe dérisoire. Les ministres qui se sont succédés à ce poste n’ont jamais rien obtenu de décisif, au mieux des mesures accessoires, souvent rapportées ou dénaturées à brève échéance.

L’illusion pernicieuse car retardatrice est à combattre avec résolution, dénoncer les faux-semblants s’impose, ainsi que faire connaître les nombreux exemples de pratiques alternatives et de résistance liées à la biodiversité, présentes sur l’ensemble du territoire. Peser le plus possible sur les systèmes éducatifs pour qu’ils prennent vraiment en charge ces préoccupations.

La répétition de marches, défilés, et pétitions ne suffit plus depuis longtemps. Ritualisées, ces actions émoussées sont en général inefficaces, car intégrées dans un scénario bien huilé. Elles servent essentiellement à justifier le Pouvoir lors de son recours à la violence de la répression.

Le sursaut inattendu des Gilets Jaunes mérite la plus grande attention. Partiellement entaché par quelques dérapages, ou la présence inévitable d’éléments extrêmement douteux, il n’en demeure pas moins exemplaire d’une riposte capable de déstabiliser l’autoritarisme étatique. Il offre l’occasion d’apprendre à se connaître, première étape du vivre ensemble et de la prise en main de sa propre vie.

C’est à l’échelon local que les luttes doivent désormais se mener, souligne avec justesse ce mouvement insolite.

La désobéissance civile (Thoreau) est de loin préférable à une tentative de prise du Pouvoir central. L’expérience a prouvé que la prise du pouvoir n’est pas une solution, ça ne résout rien car « les fesses se mettent toujours à la forme du fauteuil ». La République se pare des atours de l’Ancien Régime, elle est numérotée comme le furent les Rois. Les changements apparents masquent le fait que les choses demeurent en fait fondamentalement à l’identique. 

Le Pouvoir doit se partager. Pour avancer convenablement il faudrait que nous nous replacions dans un système évolutif de pouvoir-contrepouvoir.

Il s’agit pour cela de mener des guérillas politiques contre l’oppression d’un système législatif n’ayant pour but que d’écraser les minorités (cf. par exemple, l’action de François Ruffin au Parlement).

Historiquement, le capitalisme s’est érigé sur l’esclavage et le colonialisme, le pillage et l’exploitation de l’homme par l’homme. Rêver aujourd’hui d’un capitalisme humanisé relève de la naïveté, de l’utopie, ou du mensonge pur et simple. Aucun aménagement n’est possible, les dérives mondialistes en offrent la preuve.

La Gauche ne peut être que radicale, sinon elle se perd, comme le PS, de funeste mémoire.

Et le droit de vote ?

Eh bien, tant que le choix des candidats, le système de désignation des élus, et le rapport de force majorité/minorité  demeurent inchangés, il n’a aucun intérêt, car il ne correspond en fait qu’à un leurre.

Seules peut-être les élections municipales peuvent trouver une grâce temporaire, là où les relations directes élus administrés sont possibles, c’est à dire ailleurs que dans les métropoles, où cette exigence semble fort difficile à satisfaire.

Des listes alternatives, hors partis, résolument tournées vers l’avenir, et non vers le retour au passé (droite et extrême droite) ou le maintien d’un désolant présent perpétuellement reconductible (LREM), vont apparaitre. Elles mériteront examen.

Attention alors aux tentatives de recyclage de chevaux de retour dissimulés dans des listes prétendument « citoyennes ». Le décryptage ne sera pas aisé. S’informer du processus de composition de la liste, et connaître le parcours politique antérieur éventuel des candidats devraient contribuer au nécessaire éclairage, préalable nécessaire à toute prise de position.

 

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J
La gauche qu'es aquò ?<br /> La réponse est on ne peut plus simple (et désola,te) : pour être de gauche, il suffit d'être inconditionnellement pour la PMA pour tous, ceux qui émettent les moindres doutes étant tous d'affreux réacs cathos d’extrême-droite. <br /> <br /> Ceci dit, merci à Jean Klépal pour cette invitation à la réflexion, plus que jamais nécessaire, sinon suffisante, si on veut sortir du pétrin dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui.
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A
La gauche qu'es aquò ?<br /> <br /> Effectivement, chaque chapelle doit avoir son icône et son livre. De la social-démocratie à l'ultra-gauche ?<br /> <br /> Quelques points, débordants aussi le sujet.<br /> <br /> La gauche est ce qui met plus « d'Egalité » dans la « Liberté » que ce qui exclusive la « Liberté », la droite ?<br /> La gauche est ce qui lie « Liberté » et « Egalité » par une obligation de « Fraternité », est-ce exclusif à la gauche ?<br /> <br /> Il me semble que ce point d'achoppement politique est soumis au néo-libéralisme financier ou à l'ultra-libéralisme financier c'est selon. Oui soumis. Dans la pratique politique française (pour prendre cette géographie), depuis 1983, quel levier politique a été mis en place pour changer ce système mondial néo, ultra-libéral ?<br /> <br /> Restons dans notre géographie, le contrat est : le peuple délègue sa souveraineté à une représentativité élue qui dirige ses affaires.<br /> Dans les faits, cela se traduit par : « Travaille, consomme, divertie toi à notre spectacle, on s'occupe du reste ». Pour ne pas dire : « On s'occupe de nous . De toute façon nous sommes les seuls qui pouvons désormais gérer cette complexité, nous sommes les experts».<br /> <br /> Le totalitarisme à pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes géré! Le citoyen ne s'opprime plus: il se fabrique. Alain Damasio. <br /> <br /> Désormais le contrat est rompu, la confiance est morte.<br /> <br /> Le point d'achoppement est, il me semble, entre :<br /> <br /> les détenteurs actuels « des pouvoirs » pour une concentration toujours plus importantes des structures mondiales (politiques, financières, militaires) imposant et gérant un ordre global.<br /> Un nombre croissant de peuple voulant désormais choisir leur système politique sur des territoires plus humains, plus petits. Il n'y a d'ailleurs qu'à relire de grands penseurs, par exemple Montesquieu, pour qui, pour résumer (ce qui n'est jamais une bonne méthode), un système démocratique n'est viable qu'à petite échelle.<br /> <br /> Nous arrivons, je vais écrire le mot pour beaucoup immonde, pour d'autres...la peur.<br /> <br /> Démocratie directe. <br /> C'est un peu passer de l'adulescence citoyenne à l'âge adulte (si si).<br /> Être sujet pas objet. Devenir sujet, ne plus être objet et choisir son mode de vie.<br /> Démocratie directe sur les territoires par la diversité des cultures, des peuples, en fraternité, avec plus de symbiose avec notre beau vaisseau bleu La Terre, à plus grande échelle Le Cosmos.<br /> <br /> Il est vrai, rien de nouveau sous le soleil, lire, relire, les sagesses antiques mondiales du VI-VII ème siècle avant qui vous savez.<br /> <br /> Ici, je veux faire une remarque. En Occident, nous avons appris que le berceau de la démocratie fut la Grèce. Pour ma part j'ajoute que cette sentence est discutable par son exclusivité, car comme pour notre sujet : La gauche qu'es aquò ? La démocratie qu'es aquò ?<br /> Les réunions sous l'arbre du village dans des pays en Afrique ou ailleurs,ce n'est pas une démocratie directe millénaire ?<br /> <br /> Pour reprendre le cours du contrat représentatif de nos démocraties, une conséquence :<br /> <br /> Quand il n'y a plus de foin dans les râteliers les chevaux se battent.<br /> <br /> Jusqu'au jour où les chevaux comprennent que ce n'est pas entre eux qu'il faut se battre. Là arrive la peur des possédants. Ouuu.<br /> <br /> J'aimerais dédier ce papier : A ces foules aveugles ou à ceux qui leur crèvent les yeux.<br /> <br /> Pour finir, quelques cailloux.<br /> <br /> Pour les gens de la parade mondialisée à qui tout réussi parce qu'ils le valent bien et qu'ils ont travaillé pour, qui sont « in» : Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade. Jiddu Krishnamurti <br /> <br /> Il n'y a plus de recueil du consentement il faut fabriquer des techniques à échelle industrielle, techniques de propagande.<br /> <br /> Le récit technologique, la rhétorique de la promesse.<br /> <br /> Barbara Stiegler : S'adapter à une société malade ?<br /> <br /> Démocratie : Marketing politique pour les pauvres? Francis Dupuis-Déri.<br /> Criminalisation de la lutte sociale ? Marc Ullman.<br /> <br /> Depuis la 2ème guerre mondiale, plus de 150 interventions militaires multilatérales. ( par exemple :20 pays dans le cadre de l'Otan en Libye) MARINA E. HENKE. <br /> <br /> Actuellement le journalisme de commentaire écrase le journalisme d'information. Le journalisme politicien écrase le journalisme d'investigation et d'enquête. Ce journalisme de commentaire ne donne pas aux citoyens les éléments pour se fonder un jugement. Des journalismes qui se comportent en chargés de communication de la commission de Bruxelles. Henri Maller.<br /> <br /> Ils sont pas un pour cent et pourtant ils existent. Léo Ferré.<br /> <br /> Cordialement. Et puis pas d'inquiétude pour la démocratie directe nous ne serons jamais majoritaire ou écrasé avant. De plus le futur est déjà là avec le Transhumanisme qui vous veux du bien. Pour ceux et celles qui voudraient en savoir un peu plus, un début de commencement d'une vidéo d'un de nos farouches représentant français : https://www.youtube.com/watch?v=QS951xiGGvI <br /> Prenez le temps de visionner ou pas.<br /> <br /> Souriez vous êtes géré.
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