Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Epistoles-improbables - Blogue-notes de Jean Klépal

Malaise

25 Novembre 2019 , Rédigé par Blogue-note de Jean Klépal Publié dans #Olympe de Gouges, droits de l'homme, Simone Veil, écriture inclusive, droits des femmes, ,

 

 

La révolte face à la situation féminine va croissant, puissamment relayée par les médias elle occupe temporairement une place de choix dans les informations générales. Diversion sans doute en grande partie, mais réalité cependant. Les violences (pas seulement physiques) faites aux femmes sont avérées.

 

Depuis qu’en 1791 Olympe de Gouges a rédigé, en écho à celle des « Droits de l’homme » (1789), la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », se souvient-on suffisamment de quelques étapes essentielles signalant la lenteur chaotique des évolutions jusqu’à aujourd’hui ?

- 1850, création obligatoire d’écoles de filles dans les communes de 800 habitants (Loi Falloux, premier accès à un savoir limité pour les femmes).

- 1920, la loi assimile la contraception à l’avortement, considéré comme un crime.

- 1924, uniformisation des programmes scolaires masculins et féminins, création d’un baccalauréat unique.

- 1938, suppression de l’incapacité juridique de la femme mariée.

- 1944, droit de vote et d’éligibilité pour les femmes (ordonnance du Comité français de Libération nationale), elles voteront pour la première fois l’année suivante.

- 1965, les femmes mariées sont dispensées de l’autorisation maritale pour exercer une profession.

- 1967, la loi Neuwirth autorise la contraception.

- 1975, la loi Veil autorise l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG, les entraves à l’application de cette loi seront nombreuses ; elles nécessiteront des dispositions complémentaires).

- 1976, mixité obligatoire pour tous les établissements scolaires publics.

- 2006, les salaires féminins sont inférieurs de 27% à ceux des hommes (source Ministère du Travail).

- 2017, alors qu’elles constituent 47,6% de la population active, les femmes représentent 38,8 % des élus du Palais-Bourbon, pourcentage record ; les diverses lois sur la parité sont suivies de peu d’effet, en raison peut-être de leur côté absurde, qui est de vouloir pallier par l’arithmétique la défaillance des esprits.

 

Tout cela est bien proche, c’était hier. Il y a donc de bonnes raisons à ce que revendications et manifestations pour les « droits des femmes » tiennent le haut du pavé.

Et cependant mon malaise est réel à l’énoncé de cette formulation. D’où cela provient-il ?

Il se pourrait que l’imprécision de la notion même de « droits » nourrisse ce ressenti, qu’elle aille dans le sens de ce langage appauvri, approximatif, si caractéristique de l’époque. Revendiquer des « droits » ne reviendrait-il pas à reconnaître de fait l’existence d’une subordination incontournable puisque immémoriale ? Zeus, Bouddha, sont des mâles, la Bible, comme le Coran, font de la femme originelle un sous-produit de l’homme, le catholicisme la respecte comme vierge et mère. Conceptions aujourd’hui parfaitement insupportables.

Un droit implique ce qui est exigible, licite dans une communauté humaine, donc permis. Par qui, au nom de quoi ?

Si hommes et femmes sont profondément différents, ils ont des rôles différents au sein de l’espèce, ils ont surtout en partage leur humanité. Les uns et les autres sont en charge du devenir de la planète, souci majeur.

 

Droits des femmes, certes, droits des hommes, des enfants, des ceci, des cela, voilà qui risque de vite nous conduire à une multitude de catégories ghettoïsantes, au communautarisme pur et dur.

Droits de la personne, quelle qu’elle soit, à coup sûr, le genre ne devrait pas avoir grand-chose à y faire. (Passons sur le ridicule absolu de l’écriture inclusive propre à rendre illisible le moindre texte. Fanatisme idéologique à l’état pur.)

Je vois vite poindre la guerre des sexes et l’agressivité d’un féminisme exacerbé que j’ai connue à Paris et à Montréal dans les années 1970, où le fait d’être un mec me faisait exclure de réunions ou d’assemblées dont les thèmes,  contraception, avortement, me concernaient pourtant.

Revendiquer des droits, oui. S’opposer à l’autre du fait de son altérité, non. Eviter soigneusement de réfléchir aux devoirs face aux droits, non plus.

Ma perplexité est réelle.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Cette perplexité devant les oppositions homme/femme rejoint la mienne alors que je suis une femme et qui plus est féministe depuis ma plus tendre jeunesse ayant milité avec Antoinette Fouque à Psychanalyse et Politique afin que la femme soit en mesure d'exprimer tout son potentiel dans les différentes strates de la société : familiales, économiques, sociétales et politiques.<br /> Quitte à être considérée aujourd'hui comme naïve, il me semble que le péché originel des mouvements « contre » est d'oublier la complémentarité féminin/masculin si bien décrite par Carl Jung. On dit volontiers « le sexe opposé » pourquoi ne dit-on pas « le sexe complémentaire » ? Je ne vois pas très bien comment on peut assurer la survie de notre espèce sans cette complémentarité...<br /> Vouloir monter les femmes contre les hommes comme il est de mode aujourd'hui, c'est ce qu'on appelle en psychologie le phénomène « d'identification à l'adversaire ». Celui-ci, qui consiste à adopter les comportements de ceux qui ont opprimé, représente une étape dans la libération de la victime mais n'est en aucun cas le but ultime de son combat ou, pour employer des termes moins virils, de son « projet » de libération.<br /> Aujourd'hui les médias en quête d'audience font du « buzz » autour des femmes manifestant leur hostilité en s'identifiant à leur « agresseur ».<br /> Mais combien de femmes si ce n'est des stars comme Catherine Deneuve, ne sont pas reprises par les journaux car leur esprit volontaire mais aussi pacifique n'est pas assez pittoresque pour faire le fameux « buzz » ?<br /> S'il faut passer par cette étape d'hostilité et de volonté de mettre à soumission ceux qui en étaient les acteurs précédemment, pourquoi pas ? Mais ce n'est qu'une bataille. Ce n'est pas l'aboutissement de la « guerre » si je puis me permettre cette expression.<br /> Ici l'ambition de la guerre, c'est la compréhension et l'organisation de la complémentarité.<br /> Du reste notre société aujourd'hui préoccupée d'écologie, ne peut que se mobiliser sur et pour les complémentarités, entre les espèces, entre les sexes, entre les éléments. C'est tout simplement la condition de la survie des êtres vivants et de leur planète. C'est notre nouvelle valeur. Elle est systémique.<br /> Tu soulignes le risque d'en passer par les droits. Je crois qu'énoncer des droits est inévitable. Tu as toi-même souligné tous les droits auxquels la femme n'avait pas accès dans les siècles précédents et la lente progression de sa libération de la tutelle des hommes, grâce à l'abandon de ces lois de soumission mais aussi grâce au fait que le droit a rétabli l'équité.<br /> A mon sens il y a aujourd'hui il y a trois sujets qui sont différents tout en portant sur la relation homme/femme :<br /> . L'équité civique entre les hommes et les femmes qui passe par des lois équivalentes et communes aux deux genres.<br /> . La question des violences conjugales qui nécessite des dispositions particulières pour écarter leurs auteurs des lieux de résidence commune et assurer la protection des victimes.<br /> . La question du harcèlement hors champ conjugal.<br /> Il se trouve que ce sont plutôt les hommes qui manifestent des transgressions sur ces deux dernières questions. En admettant qu'il n'y ait que 10% de « dérangés » c'est déjà suffisant pour impacter la société. Hors l'impunité a été par trop courante jusqu'à maintenant et a favorisé la pérennité du phénomène. Il faut bien que cela cesse.<br /> Il n'y a aucune raison, me semble t-il que les lois soient différentes s'il se trouvait que des femmes soient de même transgressives. Et j'ai l'impression que c'est l'intention du législateur de respecter aussi ici l'équité.<br /> Mais je reviens à mon propos du début, certaines femmes aujourd'hui hystérisent la situation en manifestant une hostilité envers le sexe masculin car elles n'ont pas dépassé le stade « intermédiaire » et presqu'inévitable, bien connu en psychologie, que l'on a appelé « l'identification à l'agresseur ». Les médias en font des choux gras. A mon avis, ce n'est qu'une étape et j'en conviens, elle est bien désagréable.<br /> Et puis on ne peut exclure qu'il y aura toujours des excitées prêtes à se faire valoir en criant au scandale du comportement des hommes. C'est un narcissisme humain qui ne me paraît pas représenter la pertinence de la majorité silencieuse car non reprise par la sphère médiatique.<br /> Ainsi, si l'ambiance à l'heure actuelle est tumultueuse, elle ne me semble pas représenter la dynamique de fond civique et institutionnelle qui est à l'oeuvre et promeut l'équité dans la complémentarité.
Répondre
D
D'accord pour dire qu'il s'agit d'abord d'appliquer les droits existants (pour ce qui concerne la France) et d'obtenir non de belles paroles de nos politiques mais des moyens pour accompagner les femmes, les loger, former sérieusement les services sociaux et les policiers et pourquoi pas mettre en bandeau sous les journaux télévisés, le nombre de femmes tués, un peu comme était comptabilisé le nombre de jours de détention de français otages (JP Kauffmann ...). A l'évidence les droits des femmes font partis des droits de l'Homme, mais toutes les revendications populaires pourraient renvoyer au droits de l'homme, c'est pourquoi il peut être nécessaire de spécifier tel ou tel aspect des droits de l'homme comme par exemple la liberté de la presse actuellement aux mains des plus riches ... il me semble qu'il faut spécifier chaque domaine de lutte : la démocratie, les femmes, la santé, le logement, les retraites, la planète ... mais en même temps mettre en perspective, faire converger vers les droits de l'homme, de la nature ... Ce ne sont pas les mobilisations qui manquent en France et à travers le monde mais l'engagement des uns et des autres est loin d'être suffisant l'internationale des puissants verrouille bien le système. Allez voir le dernier film de Costa Gavras mais aussi Les misérables.
Répondre
N
Si dans les textes on remplaçait ce qu’il serait judicieux de faire, « les droits » par « le respect des droits », cela suffirait ! Plus de malaise à mon avis ! Les droits existent mais dans bien des situations ils ne sont pas respectés, loin de là, le tout est d’exiger qu’ils le soient.<br /> A mon avis il s'agit plus que d’un puissant analyseur de notre pourrissement social." Le mépris et la haine (on peut le dire) des femmes viennent de la nuit des temps et ne date pas d'hier. N'enlevons pas aux femmes ce réveil protestataire qui a été déclenché entre autre par l'attitude provocatrice et ouvertement sexiste de Donald Trump qui est le symbole de la toute-puissance idiote ainsi que des procès de violeurs et d'assassins qui ont suivi. Ce mouvement n'est pas un épiphénomène ou quelque chose qui servirait de paravent à des problèmes plus graves. N'est-ce pas suffisamment grave qu'autant de femmes aient été assassinées par leur conjoint ou leur ex sans que jusqu'à présent cela n'ait vraiment ému personne en dehors de leurs proches ? Ne trouvait-on pas cela normal, un homme qui tue une femme parce qu'elle refuse de lui appartenir ? Parce qu’elle ose exister pour et par elle-même ?
Répondre
M
Les femmes et les hommes qui manifestent dénoncent des meurtres de centaines de femmes assassinées par leurs compagnons. <br /> Un chirurgien esthétique disait qu'il faudrait lever le secret professionnel, car obligé de serrer la main <br /> de l'agresseur qui accompagne son épouse à son cabinet après une chirurgie réparatrice, dit qu'il a <br /> l'impression de pécher par omission en n'envoyant pas les coordonnées de l'homme à la police. Il <br /> lui serre la main ... et se dit que la prochaine étape sera le meurtre de cette femme-là qu'il a essayé de <br /> réparer à l'extérieur... <br /> Tant d'agressivité due à .... et à .... et à....<br /> Il faut penser à proposer de l'aide aux hommes violents, de les regrouper avec des travailleurs sociaux et des psychologues pour essayer de soigner leur âme. Pourquoi cette envie de tuer la femme qui partage sa vie? désespérance... dépassement... Le monde matérialiste et numérisé ne permet pas l'épanouissement et ne favorise pas la santé mentale, ou physique, en fait.
Répondre
A
Bonjour Jean. Ce jet de vapeur est une réponse à votre commentaires du 25/11/19.<br /> <br /> Pour le sujet traité dans ton article, cette cause doit bien évidemment être défendue de tout coeur. Je comprends votre "malaise" (je me demande si on est pas fait du même bois?)<br /> <br /> Quelques pensées et citations dans ce qui faut bien appeler le Bas-Empire.<br /> <br /> "La liberté de penser c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement". R. Luxemburg. Le pluralisme critique en France n'existe pas, il est relégué dans des marges. Une partie des élites culturelles françaises vit de cette marginalisation. <br /> <br /> « Sans doute l’objectif principal aujourd'hui n’est-il pas de découvrir, mais de refuser ce que nous sommes. » Michel Foucault.<br /> <br /> Un système fort avec les faibles, faible avec les forts.<br /> <br /> « Le monde est dangereux à vivre. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui les regardent et les laissent faire. » Albert Einstein <br /> <br /> Cynthia Fleury:« L'injonction à la réussite provoque une aliénation sociale et psychique. »<br /> <br /> La politique d'Emmanuel Macron est l'étendard français version « french touch » du néolibéralisme. Ce système ne rendra pas les armes facilement sans faire couler le sang. Le choix autoritaire et répressif choisi par le président français comme action principale au dialogue social est symptomatique. Est-ce grave docteur ?<br /> <br /> « Veux tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui. » Nietzsche <br /> <br /> Voilà à la suite du gouvernement, des députés, des sénateurs LaRem, les soutiens par fainéantise, par ignorance, par subordination, à l'insu de leur plein gré ?<br /> Emmanuel Macron a rassemblé un peu moins de 20% de la population française pouvant voter aux élections de 2017. Quel est donc ce ciment qui colmate les brèches sociales ? Le peuple en charentaise. Chez ces gens là M. il ne faut pas parler de politique, « nos représentants s'occupent de nos affaires », avec la petite voie intérieure : <br /> « du moment que je puisse consommer, me divertir, avoir toujours plus de confort et de biens matériels ». En parallèle à l'accroissement de l'avoir et du sur-confort se développe l'accroissement des peurs du possédant, l'accroissement de la futilité, le nombrilisme, l'accroissement du défi du statut social, et in fine la perte en humanité. Phénomène sous la coupe du pouvoir actionnant les deux leviers historiques : « diviser pour mieux régner » et « la fabrique d'opinion par le contrôle mass média et la novlangue ». Cela donne tout droit sorti du chapeau du prestidigitateur, en quelques exemples :<br /> <br /> La pauvreté : le pauvre la cherche bien. Qu'avez-vous fait à l'école M., vous n'avez pas plus d'ambition ? Vous voyez cette chemise il faut beaucoup travailler.<br /> Les ultra-riches : ils le valent bien. Je suis parti de rien, moi, M. ?<br /> Les blessé(e)s, les mutilé(e)s des mouvements sociaux : ils, elles, le cherchent bien et puis toutes ces dégradations c'est honteux.<br /> Un étudiant qui s'immole : le pays est trop pessimiste.<br /> La guerre : intervention avec des armes chirurgicales pour apporter la paix.<br /> La diminution de la biodiversité, le saccage environnemental : moi M. je roule en trottinette électrique avec montre connectée, j'éteins ma console quand je ne joue pas pour ne pas gaspiller d'énergie, je suis un fan de technologie, je fais bien attention que sur les emballages le sigle écoresponsable soit présent. Il faut être progressiste M., produire-consommer toujours plus, avoir toujours plus de croissance économique mais éco-responsable.<br /> La République : une start-up nation. <br /> La corruption : les lobbies.<br /> La réforme des retraites : 1789-2019 la fin des privilèges.<br /> La casse du code du travail facilitant les licenciements : loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels.<br /> La subordination au travail : la volonté partagée<br /> Une garde à vue à ciel ouvert en manifestation : une nasse. <br /> Parti de l'ordre conservateur : progressisme.<br /> <br /> 9,3 millions de Français toujours sous le seuil de pauvreté. Cependant, Emmanuel Macron dit que la France est un pays où il fait bon vivre et un pays trop pessimiste. Il est donc exagéré de se plaindre. Allez les gueux, souriez, vous êtes filmés! <br /> <br /> À force d'entendre le bruit des bottes du néolibéralisme comme gouvernance mondiale, la variété des peuples et des cultures semble effectivement non seulement avoir démasqué le loup mais en avoir raz le bol. Pour imposer cette politique néolibérale (destructrice des peuples, de la biodiversité,de l'environnement) étendant l'emprise des mécanismes du marché à l'ensemble de la vie, effectivement on entend de plus en plus le bruit des bottes. La politique macronienne autoritaire qui ne tient quasiment que par les forces de l'ordre. À suivre.<br /> <br /> En utopiste ou en poète, à la suite de Victor Hugo lors d'un discours pour l'abolition de l'esclavage : Il faut être un nouveau monde construire une nouvelle mondialité.<br /> <br /> PS : Tout ceci ne doit pas enlever l'optimisme et la joie de vivre, bien au contraire, sur le chemin de l'Humanité.
J
Oui, nous vivons désormais dans un monde en désagrégation, qui entraine la violence du chacun pour soi ou du lobying.Les équilibres sont effectivement détruits, sans être remplacés par rien, sinon le toujours plus de la consommation et du pillage de la planète organisés par les monstres dictatoriaux qui gouvernent à leur profit immédiat. Macron n'est qu'un tueur cynique et méprisant qui s'est entouré de médiocres spadassins, de manière à mieux régner. Trump, Erdogan, Poutine, et consorts...Soigner les hommes violents ? Il faudrait commencer par écarter définitivement tous ceux qui sont au pouvoir et légitiment cette violence.physique et morale dont ils font leur ordinaire et qu'ils érigent en modèle.Nous vivons les derniers soubresauts de la décomposition. La Nature et la Spiritualité sont désormais des luxes obsolètes rservés aux rêveurs.Vive la Vie, ce qu'il en reste ! Le temps est très compté, ce n'est pas une raison pour baisser les bras.
G
BNJR. ...Floues... et surtout irréalistes... mais quand on a en face de soi des démagogues, on peut plagier Michel Audiard en appliquant aux "personnes en colère" son mot lié aux cons = ils osent tout, c'est même à çà qu'on les reconnait" !!! Il a bien du courage le Président d'aller au charbon, mais c'est de l'enfumage, et ce n'est pas au niveau de la Fonction, de "Vouloir faire Peuple".
Répondre
J
Il ne s'agit pas de nouveaux droits, mais d'appliquer égalitairement les réponses publiques à des dysfonctionnements suffisamment graves pour qu'ils provoquent des violences pouvant donner la mort. Il s'agit que les commissariats recueillent les plaintes sans discrimination, fassent les enquêtes avec la même diligence pour tous, proposent des logements alternatifs fiables...Il ne s'agit donc pas de mettre en place la problématique droits-devoirs, car que seraient à ce moment là les "devoirs" de la femme par rapport à un compagnon violent ? Je pense qu'il faut reconnaître la particularité de cette lutte, valant en elle-même comme indicateur majeur de notre maturité sociale.
Répondre
J
Comment imaginer que dans une société en désagrégation, monstrueusement gouvernée de manière aveugle et dictatoriale, des réponses égalitaires aux dysfonctionnements puissent se faire jour ?<br /> Oui, cette lutte est un puissant analyseur de notre pourrissement social.