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Epistoles-improbables - Blogue-notes de Jean Klépal

legislatives ; dette ; croissance ; responsabilite cotoyenne

Législatives, idiotie collective, reprise de soi

5 Juin 2017 , Rédigé par Blogue-note de Jean Klépal Publié dans #Législatives ; Dette ; Croissance ; Responsabilité cotoyenne

L’idiotie collective est au mieux de sa forme.

La doxa économique se préoccupe de la réduction de Ladette, bien plus que de la fuite des capitaux et de la lutte contre l’existence de paradis fiscaux à nos portes.

Les financiers inventent des bulles hors sol dans lesquelles ils cultivent des plus-values sources de dettes virtuelles, de crises réelles, de destruction massive des emplois.

Les industriels multinationaux brevètent le vivant et empoisonnent la biosphère sans aucune vergogne. Ils veulent toujours plus.

Les politiciens se succédant au pouvoir entretiennent le mythe de Lacroissance. Ils pourchassent les profiteurs planqués parmi les démunis et les laissés pour compte. Ils traquent les immigrés affamés. Ils organisent la destruction du droit du travail et glosent sur la permanence d’un chômage de masse.

Des experts et consultants de tous poils pérorent lors d’émissions à forte audience. Ils justifient l’existant a à coup d’arguments fallacieux, de graphiques truqués et de théories vaseuses.

La plupart des intellectuels portent ailleurs leurs regards, ou bien parlent dans le vide.

La presse avide de croustillant relaie mensonges, contre-vérités et fausses mises en perspective. A quelques exceptions près, elle est aux mains de nuisibles majeurs tenant fermement en mains les manettes conduisant au naufrage général.

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Si l’idiotie collective est au mieux de sa forme, nous savourons le spectacle, idiots collectifs que nous sommes.

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Emblématique, Donald Trump est le champion toutes catégories confondues de la crétinerie universelle. La France abrite quelques-uns de ses clones dont les plus visibles ont été éliminés (jusqu’à quand ?) lors des primaires de la présidentielle.

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Dans quelques jours, le premier tour des législatives.

La fête continue.

Des candidats à foison, quelques slogans, des anathèmes, des querelles de voisinage, des ragots, des rumeurs, des rancœurs.

Où est le fond, où réside un effort de pensée ? Alors ne pas voter, s’abstenir ?

Si pendant longtemps je fus adepte de ce type de retrait, la présidentielle m’a rappelé la nécessité du chemin des urnes, malgré une forte prévention contre ce système absurde de délégation abandonnique et fainéante.

Dans quelques jours, le premier tour des législatives. La fête continue. Certes, et c’est à nous de nous exprimer clairement.

Le système a failli, le système est pourri, il est à changer. 

Cette idée chemine, elle pourrait signer  la fin d’une pensée d’une pensée magico-religieuse.

C’est à nous de prendre, de reprendre, la parole. De dire haut et fort ce que nous ne voulons plus, ce que nous refusons par avance.

C’est à nous de choisir, de prendre la responsabilité de nos engagements. C’est à nous de ne plus rien attendre de la Providence et de ses émissaires patentés.

Le choix est simple : continuer à se soumettre, à choisir de ne pas choisir (le fameux moindre mal), ou bien refuser de prolonger les courbes et de les accentuer, comme cela nous est ouvertement proposé par un pouvoir exténué ou prétendu « En marche ».

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Une grande partie du pays est laissée en jachère, les libertés élémentaires sont menacées, la régression colore l’horizon proposé, le monde est en faillite intellectuelle et morale. Il dépend de chacun d’entre nous de tenter de renverser la vapeur !

Jusqu’où continuerons-nous à être des idiots consentants ?  

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