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Epistoles-improbables - Blogue-notes de Jean Klépal

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Une embellie serait-elle  possible ?

16 Novembre 2018 , Rédigé par Blogue-note de Jean Klépal Publié dans #Marseille, Gaudin, Defferre, Gilets jaunes, Jaqueries,

À Marseille après le drame consécutif à l’effondrement de trois immeubles de la rue d’Aubagne, une prise de conscience se dessinerait. Des manifestations d’hostilité contre la municipalité et son principal représentant, Jean-Claude Gaudin, sont organisées par un collectif spontanément issu des événements. Des associations se regroupent dans une volonté commune de dénoncer le laxisme et les combines des tenants d’un pouvoir affairiste. Pratiques issues du système mis en place par Gaston Defferre à la Libération, dont Gaudin est le disciple exemplaire.

La mixité de la ville est présente dans les cortèges, toutes origines confondues, sans distinction d’âge de statut social, ni d’origine.

Le Marseille traditionnel se lève peu à peu pour protester et exiger un changement.  La fin du règne de Gaudin  tourne progressivement au chaos. Jusqu’où ira-t-on ?

Depuis des années cortèges et manifestations traditionnelles tournent à vide, essoufflés, sans imagination, empêtrés dans la stérilité de la reproduction du même.

Quelque chose est peut-être enfin en train de changer.

Ailleurs dans le pays le mécontentement gronde et prend des allures de Jacqueries.

Le mouvement des « gilets jaunes », que les professionnels de la contestation tentent de discréditer ou de récupérer, prendrait assez au dépourvu les tenants actuels du pouvoir dont la façade trompeuse commence à visiblement se lézarder. Adossé au porte-avions Charles de Gaulle, l’hôte de l’Élysée admet quelques erreurs de comportement depuis son accès à la Présidence. Serait-il un  tantinet ébranlé ?

S’agirait-il de l’amorce d’une prise de conscience collective et d’une volonté de contrôle des affaires les plus courantes, tant attendues ? S’agirait-il d’un sursaut de conscience politique ? S'agirait-il d'un regain de solidarité ?

Ou bien, à force de matraquage brutal et direct ou plus subtil par médias interposés, les citoyens finissent par lâcher prise et se soumettent. C’en est alors fini pour eux, pour longtemps.

Ou bien, exaspérés, un seuil peu définissable ayant été franchi, prennent-il conscience de l’enjeu, et alors la colère se manifeste, froidement déterminée, maîtresse d’elle-même, comme nous le voyons en ce moment à Marseille, où fusent huées et quolibets.

Voilà qui ne manque pas d'intérêt. Il convient de se montrer particulièrement attentif aux symptômes ces temps-ci.

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