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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:30

Art

 

Selon un jeune artiste japonais récemment rencontré, Akira Inumaru, le terme Art que nous employons si communément, se traduirait en japonais par un idéogramme signifiant une certaine manière de la beauté.

 

 

 

Embargo

 

Lancinante, la question revient : faut-il fournir ou non des armes aux insurgés syriens ? On retrouve le dilemme déjà posé au moment de la guerre d’Espagne. On sait ce qu’il en fut de la non intervention proclamée et de ses conséquences.

Si l’on veut se débarrasser du dictateur et évincer le risque d’une prise de pouvoir par les « fous de Dieu », ce qui ne ferait que remplacer une calamité par une autre, il n’y a pas à tergiverser.

 

 

 

Faux sens

 

Qu’est-ce que la gauche de gouvernement en France (et pas seulement) sinon un rassemblement de technocrates et de grands bourgeois socialement bien établis partageant avec la droite l’idée que la liberté individuelle (la leur et celle de leurs affidés), c'est-à-dire la liberté d’entreprendre, prévaut sur toute autre. Ainsi social-démocratie et libéralisme économique font du mano a mano, les postures si théâtrales puissent-elles être n’y changent rien.

Au nom de cette notion radicale et exclusive de la liberté, l’humanisme est sans cesse bafoué, l’homme n’est plus qu’un gêneur. Lorsqu’il revendique son droit au partage du pouvoir et à la prise de décision, ce fâcheux est évidemment de trop. D’où, notamment parce que très visibles, la permanence des réflexes policiers face aux revendications collectives, comme les pseudo concertations qui servent de caches misère aux décisions arrêtées.

Lorsqu’on parle de gauche (de gouvernement), il y a flagrant délit d’abus de langage. Gauche véritable et gouvernement paraissent fort peu compatibles, et si d’aventure ils tentent de l’être leur viabilité est éphémère.

 

 

 

Le mot n’est pas la chose

 

Il se pourrait que démocratie ne désigne qu’un mode de vivre ensemble qui n’en est encore qu’au stade des borborygmes. Ce terme éculé est souvent sollicité hors de propos, il est devenu un argument passe-partout pour défendre l’indéfendable, il sert fréquemment de préservatif aux pratiques les plus contestables.

De fait la démocratie ne concerne que très peu de pays. De nombreux peuples y aspirent sans bien savoir de quoi il peut s’agir. L’organisation socio-politique à laquelle ce régime s’est substitué avec énormément de difficultés est à peu de choses près la même depuis les origines des temps historiques. Il a fallu les révolutions anglaise, américaine et française pour tenter d’imposer son fragile avènement. Et aujourd’hui nous sommes encore loin, très loin, du compte. Le risque de régression est permanent.

Au regard de l’Histoire et du nombre, tout cela est bien peu, encore très faible, une simple lueur.

Se montrer exigeant et impatient n’est que normal et tout à fait compréhensible, cependant passablement déraisonnable. L’Histoire n’est que du temps long.

 

 

 

Mystère

 

Parler d’art c’est essentiellement aborder le domaine du mystérieux, de l’alchimie, de la transsubstantiation. « Comment se transmet ce que l’on est, à ce que l’on fait ? » s’interroge Olivier Céna dans une récente chronique. Question fondamentale qui est celle de l’incarnation dans une œuvre. Question fondamentale qui est celle de la recherche de soi dans une œuvre. Donc de l’implication et de l’application, aussi bien pour l’artiste que pour l’amateur.

Nous avons là semble-t-il une clé pour aborder la difficile question du départ entre l’artiste et le fabricant.

Aussi doués puissent-ils être, les fabricants si prisés par l’industrie culturelle appliquent des recettes, parfois très complexes pour donner le change. Ils rusent avec les moyens et les matières en procédant par moulages, compressions, tronçonnages, traitements informatiques, bidouillages électro-acoustiques, etc. Ils demeurent extérieurs à ce qu’ils font, ils produisent et reproduisent. Ce qui n’exclue pas forcément le talent et quelque élégance trompeuse dans l’exécution.

Les gardiens de la Bourse du Commerce de l’Art donnent leur onction et baptisent artistiques de dispendieuses pacotilles. Si ce phénomène n’est pas nouveau, il atteint de nos jours une intensité accrue. Cela est particulièrement notable dans le domaine de la « sculpture » où les moulages en savon bien astiqué font florès dans l’espace public, surtout depuis que le Château de Versailles fut mis à contribution pour les promouvoir.

Comment s’étonner dès lors du désarroi du public et de la difficulté de la rencontre avec cette considérable partie du monde de l’art qui se tient à l’écart du tape à l’œil ?

 

 

 

Pontife

 

La nouvelle de la résignation du Pape emplit le Landerneau médiatique, comme de bien entendu.

Le Pape n’est que ce qu’il est, il fait son métier de Pape, on ne saurait en attendre aucune surprise. Il ne représente quelque chose d’important que pour ceux qui se réfèrent à la religion, catholique en particulier.

Cela étant, cette décision inattendue est tout sauf négligeable. Un grand de ce monde reconnaît ses limites, décide de ne pas les cacher et annonce publiquement qu’il ne se sent plus en état de conduire les affaires de son ressort. Il semblerait qu’il ait préparé la relève par la mise en place progressive de personnes susceptibles de lui succéder. La chose est si exceptionnelle qu’elle mérite d’être saluée.

Qu’en pensent tous ceux qui s‘estiment indispensables et s’accrochent désespérément à leurs hochets, à leurs titres, à leur pouvoir ? Qu’en pensent tous ces cacochymes podagres qui refusent de passer la main ? Qu’en pensent tous ceux qui jardinent soigneusement le vide après eux ?

 

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Published by Blogue-note de Jean Klépal
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