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Epistoles-improbables - Blogue-notes de Jean Klépal
Articles récents

Note de lecture (2)

25 Mai 2012 , Rédigé par épistoles-improbables - Blogue de Jean Klépal

Régis Debray - Rêverie de gauche - Flammarion, 10 €.

Un petit livre (103 pages assez denses) dont la lecture est du plus haut intérêt.

 

Debray réfléchit sur l'histoire politique récente et vagabonde dans l'histoire des idées et des comportements. C'est très stimulant et lucide, pas toujours facile, ce qui en fait notamment le prix. Une écriture intelligente qui requiert attention et réflexion, deux ingrédients de moins en moins répandus dans nos contrées.

Le livre est articulé en quatre temps :

1 - l'Argent (et les effets du milieu)

2 - Le Temps (et la mémoire)

3 - Les Mots (et les dérives mortifères du langage)

4 - Le Rire (et la dérision)

 

 

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Note de lecture (1)

25 Mai 2012 , Rédigé par épistoles-improbables - Blogue de Jean Klépal

Giuseppe Penone, Le regard tactile, entretiens avec Françoise Jaunin, La Bibliothèque des Arts, 132 p., 2012

 

Ces entretiens constituent un ensemble de réflexions justes et claires sur la relation nature et art, sur la connaissance et la compréhension.

Ils résonnent tout particulièrement dans le monde actuel.

 

«… la culture européenne du XXe siècle était en partie une culture fondée sur l’exclusion … un produit élitiste … basé sur l’idée du progrès, de la révolution industrielle et de la bourgeoisie … les avant-gardes du début du XXe siècle … parlaient un langage crypté qu’il fallait connaître pour les comprendre. »

En Italie prévalent le sens de l’histoire et la sensibilité au passé. L’italianité passe par le paysage et l’histoire, ce qui implique une attitude respectueuse de l’existant.

La nature et la matière avec l’énergie qui les animent obligent à une attention minutieuse aux détails.

Giotto a peint figures humaines et paysages avec la même intensité de regard, tout comme Léonard qui a poussé très loin l’observation des phénomènes naturels (les mouvements de l’eau).

«… l’homme est nature … tout son travail est nature … Penser qu’une pierre a une vie propre… »

 

L’art comme relecture permanente de la réalité, mais rien n’est possible sans émerveillement et plaisir total. La conscience du merveilleux et de l’extraordinaire est indispensable à l’art, comme à la poésie. Créer c’est posséder la capacité de s’émerveiller et de s’étonner. Il parle d’un don d’étonnement.

Le corps en mouvement est un des outils de l’artiste. Ce qui importe dans un œuvre, c’est essentiellement sa capacité à réagir au réel en mouvement.

Les matériaux, bois, pierre, bronze, ont une mémoire.de leur propre histoire, de celle de la terre, d’âges révolus. Mémoriser est une des techniques de l’art.

Le langage, la manière de dire, importent beaucoup plus que l’emploi de techniques ou de technologies à la mode.

 

L’histoire passe nécessairement par l’intérêt porté au moment présent. S’il l’intérêt n’existe pas, il y a disparition.

« … une œuvre est faite pour être vue et vécue. » En cela réside sa pérennité.

C’est la vision anthropomorphique de la réalité que nous avons qui oriente notre perception et notre perception du réel (les veines du marbre, les flux et les écoulements, les souvenirs du bois…)

 

Depuis les origines, dans toutes les cultures, se trouvent des mythes et légendes analogues. C’est la culture propre à telle ou telle société qui fait perdre cette universalité et qui instaure des systèmes élitaires en instituant le pouvoir d’une partie de la société sur l’autre. Il s’agit pour Penone de repérer et de montrer des formes compréhensibles par tout le monde. La mise en cause des conventions et la réflexion sur le rapport à la temporalité, la durée de vie des œuvres, sont essentielles. Le mythe d’une durée indéfinie…

 

« Les mots sont des outils … des outils de réflexion, ils ont une fonction structurante. » Les liens entre arts visuels et poésie sont indissociables. Une œuvre plastique réussie est nécessairement synthétique, de même qu’une poésie recherche le minimum essentiel.

La synthèse réussie provoque l’inattendu par ce qu’elle révèle de différent de l’accoutumé.

Le dessin est le laboratoire de l’œuvre.

 

Le processus de travail est essentiel, il importe davantage que la forme finale. La révélation de ce qui échappe à notre perception induit un moment d’excitation par rapport à la réalité. « L’art opère une transformation de la réalité. L’œuvre … est poésie. »

« Le propos n’est pas l’œuvre. » Réflexion très juste, qui met bas bien des prétentions vides actuelles.

 

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Blogue de Jean Klépal

24 Mai 2012 , Rédigé par epistoles-improbables

Aujourd'hui, 24 mai 2012, ouverture de mon blogue sur lequel je me propose de publier des articles concernant divers domaines : réflexions personnelles ; arts ; société ; politique.

A bientôt pour les premières publications.

JK

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